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Scandale de violences sexuelles à CentraleSupélec : ce que l'on sait

ÉCLAIRAGE - 28 personnes ont affirmé avoir été victimes de viol durant l'année universitaire et des dizaines d'autres de harcèlement sexuel. Le parquet d'Évry a ouvert une enquête préliminaire

L'école d'ingénieurs CentraleSupélec
L'école d'ingénieurs CentraleSupélec
Crédit : Google Street View
Scandale de violences sexuelles à CentraleSupélec : le directeur Romain Soubeyran réagit
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Une centaine d'élèves de l'école Supélec victimes d'agression sexuelle
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Quentin Marchal & Aurélia Valarié & AFP

C'est l'image de l'une des plus prestigieuses écoles françaises qui est entachée. CentraleSupélec se retrouve dans la tourmente après la révélation d'une centaine de faits de harcèlements sexuels, agressions sexuelles et viols sur l'année universitaire, qui a motivé l'ouverture d'une enquête préliminaire, selon le parquet d'Évry.

Menée auprès de 2.386 élèves, une étude diligentée par la direction à la demande de l'association de lutte contre le sexisme Çapèse, a mis "en évidence des situations de violences sexistes et sexuelles particulièrement préoccupantes", s'est alarmée jeudi 7 octobre CentraleSupélec dans un communiqué.

Selon cette enquête, 51 femmes et 23 hommes ont déclaré avoir été victimes de harcèlement sexuel lors de l'année universitaire 2020-2021, 46 femmes et 25 hommes d'agression sexuelle ("un contact physique avec une partie sexuelle -fesse, sexe, seins, bouche, entre les cuisses- commis par violence, contrainte, menace ou surprise") et 20 femmes et 8 hommes de viol ("un acte de pénétration commis par violence, contrainte, menace ou surprise").

"On est vraiment tombé des nues quand on a découvert ça", a indiqué Romain Soubeyran, le directeur de l'école. "On s'est dit que ce qu'on a fait jusqu'à maintenant, parce qu'on pensait avoir fait beaucoup de choses, montre qu'il faut faire évoluer les dispositifs. [...] J'espère qu'en en parlant et en mettant les choses sur la table, ça va délier la parole et permettre que les victimes fassent des signalements", a-t-il ajouté.

La majorité des agresseurs serait des élèves

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Parmi les étudiants ayant déclaré avoir subi l'une de ces violences, "près de 9 sur 10 ont indiqué que leur agresseur serait un autre élève et que les faits se seraient déroulés dans un contexte associatif ou au sein de la résidence étudiante", a précisé l'école d'ingénieurs, située à Gif-sur-Yvette, dans l'Essonne.

"Face à la gravité des faits déclarés par les participants à cette enquête inédite, le directeur de l'école Romain Soubeyran a décidé d'alerter dans un courrier la procureure de la République d'Evry", afin que "soient envisagés des moyens complémentaires de prévention, d'action et d'accompagnement des victimes, mais également des moyens de sanction des auteurs", a ajouté l'école.

Suite au signalement, le parquet d'Évry a ouvert une enquête préliminaire pour des faits de harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols, et confié les investigations aux enquêteurs spécialisés de la brigade de recherches de Palaiseau, a précisé le ministère public.

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