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Ce que l’on sait sur les violences de Beaumont-sur-Oise

La situation est explosive dans le Val-d’Oise depuis la mort d’un jeune de 24 ans lors de son interpellation mardi 19 juillet.

Un policier en patrouille dans une Zone de Sécurité Prioritaire (illustration).
Un policier en patrouille dans une Zone de Sécurité Prioritaire (illustration).
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Geoffroy Lang & AFP

Des nouvelles violences ont éclaté dans le Val d'Oise pour la deuxième nuit consécutive de mercredi à jeudi, après la mort d'un homme d'une vingtaine d'années au moment de son interpellation par les gendarmes mardi 19 juillet. Les violences se sont produites sur les communes voisines de Persan, Beaumont-sur-Oise et Bruyères-sur-Oise. "Huit individus ont été interpellés. Certains pour jets d'objet incendiaires sur les forces de l'ordre, d'autres qui tentaient d'incendier un bâtiment public", la mairie de Beaumont-sur-Oise, a indiqué le directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise, Jean-Simon Mérandat, qui mentionne également 8 feux de véhicules et 19 feux de poubelles. 

Ces violences font suite à la mort d'un jeune homme, Adama, 24 ans, lors de son interpellation par les gendarmes mardi après-midi. Le jeune homme, suspecté dans une affaire d'extorsion de fonds, est décédé mardi en fin d'après-midi à Persan, dans le nord de ce département de banlieue parisienne, "à la suite d'un malaise" au moment de son interpellation par les gendarmes, a affirmé Yves Jannier,  le procureur de la République à Pontoise. "Une fois l'information (de son décès) connue", des échauffourées ont éclaté sur les communes limitrophes de Beaumont-sur-Oise et Persan, a indiqué de son côté le directeur de cabinet de la préfecture du Val d'Oise, Jean-Simon Mérandat. 

Un décès suspect

Selon le procureur de la République à Pontoise, "il a fait un malaise pendant le trajet dans le véhicule" vers la gendarmerie. "Immédiatement alertés", les pompiers sont intervenus "à proximité ou dans la cour de la gendarmerie pour lui porter secours", mais n'ont pas pu le ranimer. Deux enquêtes ont été ouvertes - l'une de la section de recherches, l'autre de l'inspection générale de la gendarmerie - pour "éclairer" les circonstances de son décès, a rajouté le procureur.

Des échauffourées impliquant une centaine de personnes ont ensuite éclaté dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque s'est diffusée la nouvelle de la mort d'Adama."Une centaine d'individus se sont livrés à des dégradations, des incendies volontaires et des tirs à l'encontre des forces de gendarmerie", a-t-il ajouté, précisant que les tirs, "a priori d'armes à feu potentiellement au plomb", visaient les gendarmes qui intervenaient à Beaumont-sur-Oise. Un gendarme a été légèrement blessé et une personne a été interpellée, selon lui. 

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Un témoin, qui a préféré rester anonyme, a raconté à l'AFP avoir entendu plusieurs explosions sans pouvoir déterminer leur origine et vu au moins trois foyers d'incendies dans une cité de Beaumont-sur-Oise. D'après lui, des jeunes criaient "assassins" à l'encontre des forces de l'ordre. Des renforts de police et de gendarmerie ont été appelés, portant à environ 150 le nombre de gendarmes et de policiers sur place. Une "soixantaine de sapeurs-pompiers" ont également été mobilisés, selon Jean-Simon Mérandat. De nouvelles tensions ont également apparu en marge d’une marche blanche organisée mercredi 20 juillet.

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