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Canada : le meurtre d'une fillette résolu 36 ans après

Il aura fallu 36 ans pour résoudre le meurtre de Christine Jessop, âgée de 9 ans lorsqu'elle a été enlevée, violée puis tuée à coups de couteau près de Toronto. Le coupable a été retrouvé grâce à des prélèvements ADN.

Le chef intérimaire de la police de Toronto, James Ramer, a annoncé qui était le meurtrier en conférence de presse
Le chef intérimaire de la police de Toronto, James Ramer, a annoncé qui était le meurtrier en conférence de presse Crédit : Capture d'écran YouTube / Toronto Police Service
Nicolas Barreiro et AFP

Cette découverte vient mettre fin à un faits divers qui avait bouleversé le Canada. Le meurtrier de Christine Jessop, une fillette de neuf ans tuée en 1984, a finalement été identifié 36 ans plus tard grâce à son ADN, a annoncé le jeudi 15 octobre la police de Toronto. 

Les enquêteurs ont découvert son identité en envoyant un échantillon d'ADN de sperme prélevé sur les sous-vêtements de la fillette à un laboratoire américain spécialisé dans la "généalogie génétique". Un nom est ressorti à l'issue des résultats, celui de Calvin Hoover, décédé en 2015. 

Âgé de 28 ans au moment des faits, l'homme s'est suicidé d'après plusieurs médias. Il était proche de la famille de la jeune victime, enlevée, violée puis tuée à coups de couteau près de Toronto. "S'il était vivant aujourd'hui, la police de Toronto irait arrêter Calvin Hoover pour le meurtre de Christine Jessop", a déclaré lors d'une conférence de presse le chef intérimaire de la police de Toronto, James Ramer. 

Un innocent emprisonné à tort pendant 30 ans

Un voisin de la famille Jessop, Guy Paul Morin, avait été arrêté en 1985 et condamné à la prison à vie pour ce meurtre. Il avait toujours clamé son innocence, avant d'être finalement disculpé par des analyses d'ADN puis remis en liberté en 2015. Après cette erreur judiciaire, le gouvernement de l'Ontario lui avait versé 1,25 million de dollars, l'équivalent de 800.000 euros, de dédommagements.

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La découverte de l'identité du meurtrier de la fillette a soulevé de nouvelles questions sur les derniers jours de la vie de la petite Christine, a expliqué le porte-parole de la police qui a lancé un appel à témoins. 

Guy Paul Morin, prévenu en personne de cette découverte par la police de Toronto, s'est dit heureux que son honneur soit définitivement lavé. "C'est quelque chose que j'ai toujours espéré", a-t-il déclaré à la presse. "Le système judiciaire m'a laissé tomber, mais la science m'a sauvé". 

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