2 min de lecture Justice

Béziers : le maire Robert Ménard visé par une enquête pour soupçons de corruption

Le maire de Béziers ainsi qu'un promoteur immobilier sont visés par une enquête pour corruption et abus de biens sociaux, a annoncé la procureure de Marseille. Les soupçons reposent sur deux campagnes de communication lancées en 2019.

Robert Ménard, le maire de Béziers.
Robert Ménard, le maire de Béziers. Crédit : Pascal GUYOT / AFP
Camille Descroix
Camille Descroix

Une enquête a été ouverte pour soupçons de corruption autour du maire de Béziers Robert Ménard et d'un promoteur immobilier, a indiqué à l'AFP la procureure de Marseille ce mercredi 22 juillet. Ces soupçons ont été démentis par l'élu et l'entreprise.

L'enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille pour corruption et abus de biens sociaux autour du maire d'extrême droite de Béziers et du promoteur immobilier Socri Reim, selon une information du Canard Enchaîné confirmée à l'AFP par la procureure de Marseille Dominique Laurens.

Selon le journal, les investigations ont été lancées en mai 2019 sur deux opérations de communication du maire, proche du Rassemblement national et réélu au premier tour lors des dernières élections municipales.

Des faits contestés par les deux hommes

En 2017, Socri Reim aurait versé 25.656 euros pour un meeting de l'élu et financé un clip et une plaquette favorable à la mairie, avec comme slogan "Béziers 2030, on vous annonce le futur". Le promoteur aurait également investi 23.500 euros en 2018 dans un projet de site internet municipal qui n'a finalement pas vu le jour, toujours selon le Canard.

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Entretemps, en 2017, Socri Reim a obtenu un terrain pour construire un complexe hôtelier dans le quartier de l'Hours à Béziers, assure l'hebdomadaire. "La seule construction jamais réalisée par le groupe à Béziers a été celle du Polygone. Un centre commercial ouvert... en 2010, avant l'élection de Robert Ménard", a répondu l'élu dans un communiqué transmis à l'AFP, évoquant des "accusations mensongères", des "insinuations" et des "approximations", et assurant n'avoir jamais été informé de l'ouverture de cette enquête.

"En fait de 'cadeaux' que le Canard Enchaîné croit déballer, nous avons donc une plaquette pour attirer de potentiels investisseurs payée (et donc utilisée) par la ville, un clip commercial sur Béziers et ses alentours réalisé par une entreprise qui veut promouvoir le territoire sur lequel elle intervient et, finalement, un projet avorté de site internet. On le répète : aucun 'cadeau' à l'horizon. Dans ces conditions, où est la 'corruption'?", a insisté Robert Ménard.

De son côté, le groupe Socri Reim lui aussi "conteste l'intégralité des accusations". À Béziers comme ailleurs, toutes les opérations du groupe ont été, sont et seront menées de manière transparente, avec les plus hauts standards d'intégrité et d'éthique", a indiqué à l'AFP l'entreprise dirigée par Nicolas Chambon.

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