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Attentat déjoué au Fort Béar : les 3 suspects vont être présentés à un juge d'instruction

Les trois jeunes hommes interpellés en début de semaine, soupçonnés d'avoir voulu décapiter un officier, pourraient être mis en examen ce vendredi.

Des voitures de police le 18 décembre à Calais (Illustration).
Des voitures de police le 18 décembre à Calais (Illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Ils auraient prévu de décapiter un officier au nom du jihad. Les trois jeunes hommes placés en garde à vue pour leur projet présumé d'attaquer une base militaire vont être présentés ce vendredi 17 juillet à un juge d'instruction. Ils ont été déférés et pourraient être mis en examen. 

Âgés de 17, 19 et 23 ans, les trois jeunes hommes ont été interpellés lundi, tandis qu'un adolescent de 16 ans a été relâché. Le Parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire "pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme" dès le 23 juin. En garde à vue, les trois suspects se sont réclamés de l'organisation État islamique (EI). Ils revendiquent leur engagement jihadiste, selon une source proche du dossier. Les trois hommes auraient envisagé de tuer, à la fin de l'année, des militaires du Fort Béar, près de Collioure (Pyrénées-Orientales). Ce fort domine la Méditerranée et abrite le centre national d'entraînement commando

Les militaires souvent pris pour cibles

Ils sont soupçonnés d'avoir voulu décapiter le chef du détachement, filmer la scène et la diffuser sur internet. Le plus âgé d'entre eux a été guetteur au sémaphore de Fort Béar, avant d'être réformé par la Marine nationale. Son contrat a pris fin le 21 janvier 2014. Il avait des problèmes de santé, selon une source proche du dossier, qui ajoute qu'il a pu "nourrir une rancune personnelle contre le chef de détachement". Les militaires sont une cible récurrente des jihadistes en France. Mohamed Merah en avait assassiné trois et très grièvement blessé un, en mars 2012. Des membres de la cellule dite de Cannes-Torcy, démantelée quelques mois plus tard, projetaient d'attaquer des soldats. Et plusieurs militaires déployés dans le cadre du plan Vigipirate ont été agressés. 

Arrêtés près de Valenciennes (Nord), au Chesnay (Yvelines) et à Marseille, les trois hommes sont entrés en contact par internet, via des applications cryptées. Un billet de train retrouvé chez l'un d'eux accrédite l'hypothèse selon laquelle ils comptaient se rencontrer rapidement. Ils auraient initialement envisagé de se rendre en Syrie, pour y mener le jihad. Mais la radicalisation du plus jeune a été signalée par un membre proche de sa famille. Décrit comme "un élément moteur", le jeune Nordiste de 17 ans a été repéré et a fait l'objet d'un entretien administratif. Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, son "activisme sur les réseaux sociaux" avait également été identifié. Se sachant surveillés, les trois hommes auraient renoncé à se rendre en Syrie. Un jihadiste avec qui ils étaient en contact dans ce pays leur aurait alors conseillé de passer à l'action en France. Aucune arme ni explosif n'ont été retrouvés durant les perquisitions.

La communication de François Hollande divise

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Depuis le début de l'année, les actions au nom du jihad se sont multipliées en France : attentats de Paris qui ont fait 17 morts en janvier (sans compter les auteurs), projet déjoué d'une attaque contre des églises du Val-de-Marne, dont l'auteur présumé est soupçonné d'avoir tué une jeune femmedécapitation d'un chef d'entreprise par un de ses employés en Isère. 

Cette arrestation la veille du 14 juillet s'est faite en toute discrétion. Mais François Hollande a pris de cours les responsables de l'antiterrorisme en révélant, mercredi, que "des actes terroristes" avaient été déjoués "cette semaine". La précipitation de cette communication a valu à l'exécutifles critiques de certains membres de l'opposition, qui y voient une "volonté d'appropriation politique" d'un sujet faisant pourtant l'objet d'une unité de la classe politique. La presse quotidienne est partagée vendredi. Des éditorialistes parlent de "bourde", de "loupés", tandis que d'autres estiment que l'opposition sarkozyste n'a pas de leçon à donner en la matière

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