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Attentat à Marseille : les parents des victimes, Mauranne et Laura, attaquent l'État

INFO M6 - Mauranne Harel et Laura Paumier ont été victimes, il y a un an, d’une agression terroriste à l’arme blanche à la gare de Marseille Saint-Charles. Alors que le gouvernement vient de leur rendre hommage, les familles, elles, attendent une réparation.

Les proches de Mauranne Harel lors de l'hommage un an après l'attaque terroriste au couteau à Marseille
Les proches de Mauranne Harel lors de l'hommage un an après l'attaque terroriste au couteau à Marseille
Crédit : Boris HORVAT / AFP
M6 & Armel Mehani

C’est un préjudice incalculable tant cet attentat avait meurtri la France et la cité Phocéenne, il y a un an, le 1er octobre 2017. Mauranne et Laura, deux étudiantes âgées de 20 ans, avaient été sauvagement assassinées à l’arme blanche sur le parvis de la gare Saint-Charles. Les deux cousines s'étaient réunies pour un anniversaire. 

Mais, alors qu’une plaque commémorative a été inaugurée à l’endroit du drame ce lundi 1er octobre, en présence notamment de Gérard Collomb, encore ministre de l'Intérieur et du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, la gronde monte en coulisse du côté des proches. 

Sylvie et Dominique Harel, les parents de Mauranne et Fabrice et Pascale Paumier, parents de Laura, ont annoncé vouloir attaquer aujourd’hui les institutions de l’État au tribunal administratif de Lyon.

Pour nous, il s’agit d’une véritable faute avérée

Les parents des victimes

Il faut dire que l’enquête et la prise en charge du passé de délinquant de l’auteur présumé des faits laissent poindre plusieurs dysfonctionnements. Et pour cause : ce dernier avait été arrêté et placé en garde à vue la veille de l'attentat, le 30 septembre 2017, pour un vol à l’étalage dans un centre commercial de Lyon et avait été libéré dans la foulée suite à un imbroglio administratif.

Les familles des deux victimes avaient adressé au ministère de l’Intérieur un recours préalable en indemnisation en mars 2018, sans succès. Elles ont donc voulu passer à la vitesse supérieure. 

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"Nous avons l’impression que l’État cherche à minimiser sa responsabilité en ne parlant que de 'dysfonctionnements graves du dispositif d’éloignement'. Pour nous, il s’agit d’une véritable faute avérée", ont affirmé les parents des deux cousines par téléphone à M6.

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