1 min de lecture Attentats dans l'Aude

Attaques dans l'Aude : la caissière du Super U, encore choquée, reste cloîtrée chez elle

Sauvée par le colonel Beltrame pendant la prise d'otages du supermarché, Julie V. a beaucoup de mal à se reconstruire, raconte "Le Journal du Dimanche".

La devanture du Super U ciblé par l'attaque terroriste vendredi 23 mars qui a coûté la vie à 4 personnes
La devanture du Super U ciblé par l'attaque terroriste vendredi 23 mars qui a coûté la vie à 4 personnes Crédit : ERIC CABANIS / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Depuis lundi 26 mars, personne n'a revu Julie. La caissière de 40 ans, avec qui le colonel Beltrame a échangé sa place lors de la prise d'otages du Super U de Trèbes préfère rester chez elle, à l'abri des regards. Comme le rapporte Le Journal du Dimanche, sa dernière apparition publique remonte à la minute de silence observée en mémoire des quatre victimes de Radouane Lakdim.

"Il a donné sa vie pour moi, il s'est fait tuer pour que je vive", a confié Julie à son entourage ce même jour. Traumatisée, elle s'était entretenue quelques heures plus tard avec Élisabeth Pelsez, la déléguée interministérielle chargée de l'aide aux victimes, qui s'était rendue sur les lieux du drame.

Pendant la prise d'otages, avant que le colonel Beltrame ne vienne à son secours, le terroriste l'a tenue en joue pendant près d'une heure, rappelle l'hebdomadaire. Radouane Lakdim "s'est servi d'elle comme d'un bouclier humain en pointant un pistolet sur sa nuque".

Mariée et mère d'une petite fille de 2 ans et demi, Julie V. vivrait depuis recluse chez elle, dans sa maison de Puichéric, village situé à 15 kilomètres de Trèbes. Le maire de la commune a tenté plusieurs fois de lui rendre visite. "Tout était fermé, les volets clos, il n'y avait personne", confie Marc Dormières dans les colonnes du JDD.

"Elle ne souhaite voir personne"

Vendredi 30 mars, quelqu'un lui a finalement ouvert la porte. Il s'agissait du mari de Julie. "Il m'a dit qu'elle était allongée, qu'elle se reposait. Je n'ai pas pu la voir. Lui, je le connaissais de vue. Un monsieur très bien, très gentil, apparemment ingénieur, qui aurait travaillé pendant quelques années à l'étranger", poursuit Marc Dormières. "Il m'a confié qu'ils se sont rendus à Paris mercredi pour assister à l'hommage national dans la cour des Invalides. Pour le moment son épouse reste très affectée, et elle ne souhaite voir personne", a conclu l'édile.

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