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Assassinat Samuel Paty : la mise en examen d'Abdelhakim Sefrioui confirmée en appel

La cour d'appel de Paris a confirmé la mise en examen du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, pour "complicité d'assassinat" du professeur Samuel Paty, lundi 28 juin.

Photo du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui prise le 29 décembre 2012, à Paris. (Illustration)
Photo du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui prise le 29 décembre 2012, à Paris. (Illustration)
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Camille Guesdon & AFP

La cour d'appel de Paris a confirmé la mise en examen d'Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste, pour "complicité d'assassinat" du professeur Samuel Paty en octobre dernier, ce lundi 28 juin. Selon des sources proches du dossier, la cour d'appel a rejeté la demande d'Abdelhakim Sefrioui, âgé de 62 ans, qui a demandé à la chambre de l'instruction, la nullité de sa garde à vue mais surtout de sa mise en examen en octobre pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", une qualification lourde.

L'homme de 62 ans est accusé d'avoir, avec le parent d'élève Brahim Chnina, "ciblé" Samuel Paty avant l'assassinat, via une vidéo, et ainsi d'avoir "facilité la définition d'un projet criminel" par Abdoullakh Anzorov, un réfugié tchétchène. Elise Arfi, l'avocate d'Abdelhakim Sefrioui, a indiqué qu'elle entendait former un pourvoi en cassation contre cette décision. Lors d'une audience qui s'est déroulée le 31 mai, Me Arfi avait plaidé "qu'aucun lien n'avait jamais été établi entre son client et le terroriste", assurant "qu'il ne le connaissait pas". 

15 personnes mises en examen

Le parquet général de la cour d'appel s'est opposé à cette demande en nullité car "cette vidéo avait incontestablement pour finalité de provoquer à l'encontre de M.Samuel Paty des réactions autres que de simples manifestations ou des sanctions administratives".

Pour rappel, Samuel Paty avait été décapité le 16 octobre dernier près du collège dans lequel il enseignait, situé à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), par Abdoullakh Anzorov, tué peu de temps après par les policiers. Dans ce dossier, quinze personnes, dont six collégiens, sont mises en examen.

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