2 min de lecture Sidérurgie

Ascoval : la justice valide le plan de reprise "modifié"

Le plan de reprise "modifié" de l'aciérie nordiste Ascoval par le britannique Olympus a été validé par le tribunal de commerce de Strasbourg ce mercredi 24 juillet.

L'usine d'Ascoval Saint-Saulve dans le Nord
L'usine d'Ascoval Saint-Saulve dans le Nord Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Le tribunal de commerce de Strasbourg a validé mercredi 24 juillet le plan de reprise "modifié" de l'aciérie nordiste Ascoval par le britannique Olympus, fragilisé après la faillite fin mai de British Steel, a-t-il annoncé.

Dans son délibéré, le tribunal a annoncé qu'il faisait "droit à la requête en modification du plan", présenté vendredi dernier par Olympus, repreneur de l'usine de Saint-Saulve et maison mère de British Steel. Le 2 mai, le tribunal avait validé la reprise par Olympus mais trois semaines plus tard, British Steel avait été mis en faillite par les autorités britanniques.

Les magistrats strasbourgeois s'étaient penchés une énième fois vendredi sur ce dossier, emblématique de la désindustrialisation et devenu un marqueur de la politique industrielle du quinquennat Macron, lors d'une audience à huis clos de près de trois heures.

Une copie amendée

Olympus avait pu apporter "une grande partie des éléments demandés" lors de l'audience tenue fin juin afin de faire le point après l'annonce de la faillite de British Steel, avait indiqué Bruno Kopczynski, délégué CFDT et porte-parole de l'intersyndicale CFDT/CGT/CFE-CGC.

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La faillite du groupe britannique, numéro 2 du secteur derrière Tata Steel, ne touche pas directement Ascoval mais a évidemment jeté le doute sur le dossier de reprise d'Olympus, qui a dû donc montrer vendredi dernier une copie amendée lors d'une audience "technique", selon Bruno Kopczynski.

Début juin, Marc Meyohas, représentant du nouvel actionnaire d'Ascoval, le fonds d'investisements Greybull Capital qui détient les rênes d'Olympus, avait dévoilé aux salariés du site nordiste sa stratégie : ne reprendre, dans le cadre de la liquidation du groupe British Steel, que le site de Hayange (Moselle) et celui aux Pays-Bas, avec l'idée qu'Ascoval, où travaillent encore 270 personnes, les alimente en acier.

Vers une vente de British Steel à la découpe ?

Selon le quotidien britannique Financial Times, Greybull souhaiterait intégrer sous une seule bannière les activités de fabrication de rails (Hayange) et d'acier long de FN Steel (Pays-Bas) avec celles d'Ascoval. Greybull, qui table sur une vente de British Steel à la découpe, avait annoncé début juillet avoir reçu plusieurs offres de reprise.

Vendredi, ce plan était toujours d'actualité, avaient indiqué Cédric Orban, directeur d'Ascoval, et Bruno Kopczynski. Toutefois, "ça n'était pas le sujet" de l'audience, ce pan du dossier étant dans les mains des liquidateurs britanniques, avait précisé Me Guilhem Bremond, l'avocat d'Ascoval.

Créée en 1975 par le sidérurgiste Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l'aciérie, qui fabrique des tubes d'aciers spéciaux, attendait un repreneur depuis la liquidation judiciaire en février 2018 du groupe Asco Industries, auquel Vallourec avait cédé 60% de l'usine. 

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