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Aide aux migrants : 3.000 euros avec sursis pour Cédric Herrou

L'agriculteur, poursuivi pour avoir aidé des migrants, a échappé à une peine de prison.

Cédric Herrou à son arrivée au tribunal correctionnel de Nice le 4 janvier 2017.
Cédric Herrou à son arrivée au tribunal correctionnel de Nice le 4 janvier 2017. Crédit : Claude Paris/AP/SIPA
François Quivoron
François Quivoron
et AFP

Cédric Herrou a été fixé sur son sort. Cet agriculteur, qui était jugé devant le tribunal correctionnel de Nice pour avoir aidé des migrants dans la vallée franco-italienne de la Roya, a été condamné à 3.000 euros d'amende avec sursis ce vendredi 10 février. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis. Cédric Herrou a été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés, notamment l'installation de migrants dans un centre de vacances désaffecté de la SNCF et l'aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale.

Le procès de Cédric Herrou, très suivi, avait pris une dimension politique ces dernières semaines. Quelque dizaines de personnes s'étaient ainsi rassemblées vendredi malgré la pluie et l'heure matinale devant le palais de justice pour soutenir le Niçois de 37 ans reconverti dans l'agriculture bio à Breil-sur-Roya et dont l'aide aux migrants est devenue le cheval de bataille.

Continuer à agir malgré les menaces de l'État

Cédric Herrou
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Sur les grilles du tribunal étaient visibles deux affiches suspendues par le collectif d'aide aux migrants Roya Citoyenne, qui regroupe des bénévoles et des militants de cette vallée franco-italienne de l'arrière-pays de Vintimille : les inscriptions "Eux c'est nous", en référence aux migrants passés par milliers depuis 2015 sur les routes près de chez eux, et "Délit de solidarité" se détachaient en grandes lettres noires sur fond jaune. Avant son jugement, Cédric Herrou, interrogé sur Europe 1, avait promis de continuer "à agir malgré les menaces de l'État et du procureur" et évoqué une "action politique" lors de l'audience du 4 janvier.


Assumant les risques encourus, il avait déjà multiplié ces derniers jours les attaques à l'encontre de la préfecture et du département des Alpes-Maritimes, bastion des Républicains, mettant en cause les reconduites illégales de mineurs isolés vers l'Italie, leur prise en charge, défaillante, par le Conseil général, et dénoncé "un procès politique".

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