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Affaire Sophie Le Tan : Jean-Marc Reiser a avoué être à l'origine de la mort de la jeune fille

Devant la juge d'instruction ce mardi 19 janvier, Jean-Marc Reiser a avoué avoir porté des coups ayant entraîné la mort de la jeune fille, dont le corps avait été retrouvé dans une forêt du Bas-Rhin le 23 octobre 2019.

Des photos de Sophie Le Tan avaient été placées en hommage à l'entrée de l'immeuble du suspect
Des photos de Sophie Le Tan avaient été placées en hommage à l'entrée de l'immeuble du suspect Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP
Micro RTL (illustration)
Guillaume Chieze et Léa Stassinet

Il avait toujours nié son implication jusqu'à présent. Ce mardi 19 janvier, le principal suspect dans l'affaire du meurtre de Sophie Le Tan, a avoué être à l'origine du décès de la jeune femme. Devant la juge d'instruction, Jean-Marc Reiser a reconnu des violences volontaires, portées sous le coup de la colère, et ayant entraîné à la mort de l'étudiante de 20 ans, dont le corps avait été retrouvé démembré dans une forêt alsacienne le 23 octobre 2019.

Selon nos informations, l'homme ne reconnaît cependant pas la préméditation de son acte ni l'homicide volontaire. Il a également raconté comment il s'était débarrassé du corps de la jeune femme, retrouvé dans une forêt sur les hauteurs de Grendelbruch, dans la vallée de la Bruche (Bas-Rhin). Selon une source proche du dossier, Jean-Marc Reiser a affirmé qu'il ne voulait pas tuer la jeune fille dans un premier temps. Il a fait état d'une dispute et a affirmé: "Je ne voulais pas la tuer mais je l'ai tuée".

Il a ensuite reconnu l'avoir démembrée et avoir caché les morceaux du corps. M. Reiser, qui était déjà mis en examen dans cette affaire, avait continuellement clamé son innocence jusqu'ici et dénonçait un "échafaudage de suppositions", malgré plusieurs éléments accablants. Ces derniers mois ses avocats avaient menacé de ne plus le défendre s'il ne faisait pas "évoluer" sa position. Jean-Marc Reiser, 60 ans, a été arrêté en septembre 2018, quelques jours après la disparition de Sophie Le Tan, une étudiante de 20 ans qui avait répondu à une annonce immobilière qu'il avait mise en ligne.

Une affaire similaire avait fait avancer l'enquête

Le squelette incomplet de la jeune femme avait été découvert plus d'un an plus tard, fin octobre 2019, dans une forêt vosgienne, à Rosheim (Bas-Rhin), une zone où M. Reiser se rendait régulièrement. Malgré les dénégations du sexagénaire, plusieurs éléments dans le dossier l'accablaient, notamment la présence du sang de Sophie dans son appartement ainsi que sur le manche d'une scie lui appartenant. En décembre, la juge qui instruit ce dossier médiatique avait bouclé ses investigations.

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Par ailleurs, plus de 30 ans après la disparition inexpliquée d'une représentante de commerce, Françoise Hohmann, le parquet de Strasbourg avait rouvert le dossier en février dernier avec en ligne de mire Jean-Marc Reiser, acquitté faute de preuves en 2001 dans cette vieille affaire. Le dernier client à qui Françoise Hohmann avait rendu visite avant sa disparition en 1987, dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg, était Jean-Marc Reiser.

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