1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Affaire Mia : la mère de la fillette mise en examen pour enlèvement
2 min de lecture

Affaire Mia : la mère de la fillette mise en examen pour enlèvement

Lola Montemaggi a été extradée de Suisse où elle avait été retrouvée dimanche 18 avril avec sa fille âgée de 8 ans.

Le procureur de la République d'Epinal Nicolas Heitz lors d'une conférence de presse le 14 avril 2021, à la suite d'une alerte d'enlèvement qui a été déclenchée pour Mia, une fillette de huit ans.
Le procureur de la République d'Epinal Nicolas Heitz lors d'une conférence de presse le 14 avril 2021, à la suite d'une alerte d'enlèvement qui a été déclenchée pour Mia, une fillette de huit ans.
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Gaétan Trillat & AFP

Suite logique de son extradition, Lola Montemaggi, qui avait commandité l'enlèvement de sa fille Mia, 8 ans, a été mise en examen ce vendredi 23 avril à Nancy. La jeune de femme de 28 ans avait été retrouvée avec sa fille, dont elle n'a plus la garde, dimanche 18 avril dans le canton de Vaud, en Suisse.

Remise aux autorités françaises par leurs homologues suisses en fin de matinée, elle a été mise en examen dans la soirée pour "enlèvement de mineur de 15 ans en bande organisée" et "soustraction de mineur par ascendant hors du territoire de la République", a indiqué vendredi soir le procureur de la République de Nancy, François Pérain.

Si elle n'a pas voulu détailler l'organisation de l'enlèvement de Mia, "par contre, elle a souhaité assumer son acte, le justifier et le légitimer", a ajouté le procureur. "Elle ne supportait pas de ne pas voir sa fille, elles étaient fusionnelles (...) C'était pour elle inconcevable, et puis elle s'est laissé entraîner, elle n'a pas fait le bon choix", a déclaré l'avocat de Lola Montemaggi, Me Stéphane Giuranna, évoquant "une femme qui est triste".
"Elle se sentait prise au piège, perdue, non écoutée et elle n'a pas fait le bon choix, elle le sait, elle le comprend", a-t-il ajouté.

Mandat d'arrêt international contre Daillet-Wiedemann

Extradé en même temps qu'elle, un autre ressortissant français surnommé "Roméo", qui l'avait aidé lors de sa cavale en Suisse, a été mis en examen pour "enlèvement aggravé et association de malfaiteurs". Celui-ci "a finalement reconnu avoir participé à la préparation de l'enlèvement", notamment via une visioconférence avec les autres membres du groupe, selon M. Pérain. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

À lire aussi

Une troisième personne a été présentée vendredi après-midi au juge d'instruction. Cette retraitée habitant dans l'Aude et surnommée "Harmonie" a été mise en examen "pour association de malfaiteurs en lien avec un crime" et "placée sous contrôle judiciaire", a précisé François Pérain.

Un mandat d'arrêt international a été lancé à l'encontre de Rémy Daillet-Wiedemann, figure du mouvement complotiste résidant en Malaisie, soupçonné d'avoir contribué à l'organisation de l'enlèvement de Mia. Selon un responsable de la police malaisienne, Kuala Lumpur est prêt à coopérer avec la France sur cette enquête, malgré l'absence d'accord d'extradition entre les deux pays. "Plusieurs charges sont réunies contre Rémy Daillet-Wiedemann", reposant "principalement" sur les auditions des participants au groupe ayant procédé à l'enlèvement de Mia, a affirmé M. Pérain.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/