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Affaire Jubillar : comment l'énigme de la couette a donné de faux espoirs aux enquêteurs

Considérée comme un élément clé dans l'enquête sur la disparition de Delphine Jubillar, la couette n'a finalement rien révélé aux enquêteurs.

Delphine Jubillar, portée disparue dans le Tarn depuis le 16 décembre 2020
Delphine Jubillar, portée disparue dans le Tarn depuis le 16 décembre 2020
Crédit : Archives personnelles
Affaire Jubillar : comment l'énigme de la couette a donné de faux espoirs aux enquêteurs
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Patrick Isson - édité par William Vuillez

Ce fut longtemps la couette de tous les mystères, celle sous laquelle dormait Delphine Jubillar depuis qu'elle faisait chambre à part avec son mari Cédric Jubillar. Cette couette constitue l'un des éléments à charge les plus forts, les plus troublants lors de la conférence de presse du procureur de Toulouse, Dominique Alzéari. Il raconte la scène décrite par les gendarmes à leur arrivée au domicile des Jubillar, la nuit de la disparition de Delphine. 

"Ils trouvent monsieur Jubillar occupé à déclencher une machine à laver dans laquelle se trouve la couette qui, à quatre heures du matin, n'est pas forcément la première chose à laquelle on pense quand votre femme a disparu. D'autant plus que ça se situe dans une habitation dont l'état d'entretien est extrêmement négligé. On ne voit pas l'intérêt puisque monsieur Jubillar lui-même est vêtu d'un pyjama dont il explique qu'il ne l'a jamais lavé", explique-t-il.

Sous-entendu, le mari de Delphine aurait probablement voulu faire disparaître des traces qui pourraient être gênantes. Mais coup de théâtre, cette version est balayée dans le dossier que découvre Jean-Baptiste Alary, l'un des avocats de Cédric Jubillar. "Les gendarmes constatent que Cédric est en train de mettre du linge et non pas une couette. D'ailleurs, il y a des photographies de la perquisition opérée le jour même de la disparition de Delphine Jubillar et sur les photographies du canapé, on constate la présence de la couette. Donc, tout ça, on le dit depuis le mois de juillet de l'année dernière. Pourquoi a-t-on mis presque 10 mois pour savoir ce qui a été honteusement présenté comme un élément à charge ?", demande-t-il.

En fait, la couette ne sera lavée que 34 heures plus tard, après avoir été salie par les chiens, selon Cédric Jubillar. Finalement saisie par les gendarmes, elle fera l'objet d'une analyse dont les résultats n'ont été connus que 14 mois plus tard. Et ils sont négatifs, aucune trace de sang n'a été retrouvée. 

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