1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Affaire Jean Moritz : 11 ans après le meurtre, où en est-on dans l'enquête ?
2 min de lecture

Affaire Jean Moritz : 11 ans après le meurtre, où en est-on dans l'enquête ?

A l'été 2011, dans une commune du Nord, ce père de famille est retrouvé sans vie dans sa boutique de feux d'artifice, ravagée en quelques minutes par les flammes.

Jean Moritz est décédé le 1er juin 2011
Jean Moritz est décédé le 1er juin 2011
Crédit : Archive Familiale
L'INTÉGRALE - L'affaire Jean Moritz
00:37:30
L'ENQUÊTE - L'affaire Jean Moritz
00:12:51
Jean-Alphonse Richard - édité par Alexis Kergus

La mort de Jean Moritz a bien failli rejoindre à jamais le rayon des affaires non élucidées. C'est l'archétype même d'une enquête qui a du mal à trouver la clé de l'énigme. C'est une trop longue succession de juges où chacun n'a pas la même lecture du dossier. Sans l'acharnement de la famille et de son avocat, l'affaire se serait sans doute arrêtée sur un point d'interrogation.


Le mercredi 1er juin 2011, vers 10h15 du matin, Tolga Tanriverdi, qui tient un garage route d'Avesnes à Louvroil, est intrigué par une soudaine odeur de brûlé. La fumée ne vient pas de son atelier, mais d'un petit entrepôt tout proche, le magasin Tous Feux-Toutes Fêtes. C'est le magasin de son ami Jean Moritz, spécialisé dans la confection et la vente de feux d'artifice. 

À 10h30, les pompiers s'attaquent au brasier. Ils sont avertis qu'au moins deux personnes sont bloquées à l'intérieur. Le gérant Jean Moritz, ainsi que le dernier de ses enfants qui vit avec lui, Jessie Moritz, quinze ans. Les pompiers filent à l'étage et sortent Jessie de son lit. Les sauveteurs viennent à bout d'un sinistre qui, fort heureusement, n'a pas touché l'endroit où sont entreposés les feux d'artifice. Ils font le tour du bâtiment, jusque dans un recoin où ils tombent sur un corps en partie carbonisé, il s'agit bien de celui de Jean Moritz, 55 ans.

Un homme apprécié et sans histoire

La nouvelle a frappé de stupeur la ville de Louvroil où la victime était bien connue et appréciée. Moritz était un artificier réputé, appelé pour illuminer toutes les fêtes et kermesses du coin. À cause de la porte fermée à clé du magasin, on pense immédiatement à un suicide, même si Jean Moritz n'était pas du tout dépressif.

À lire aussi

Le 7 juin 2011, une semaine après le drame, l'autopsie révèle un tout autre scénario. Jean Moritz, dont le haut du corps est brûlé jusqu'au 4e degré, porte des coups donnés au visage avant la mort. L'incendie, destiné à faire disparaître toute trace suspecte, a été allumé après le crime..

Qui pouvait en vouloir à Jean Moritz, un homme qui aimait la légèreté et la lumière ? Il fabriquait et vendait des feux d'artifice, et ne semblait avoir aucun ennemi déclaré…

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/