2 min de lecture Justice

Affaire Balkany : après la fraude, la corruption, épilogue du procès ce vendredi

Les époux Balkany seront fixés vendredi sur leur sort dans le second volet de leur procès pour "blanchiment à grande échelle", et "corruption". Ils devraient être présents à l'audience.

Les époux Balkany lors du conseil municipal de Levallois-Perret, le 15 avril 2019.
Les époux Balkany lors du conseil municipal de Levallois-Perret, le 15 avril 2019. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Épilogue du procès Balkany ce vendredi. Condamnés pour fraude fiscale le mois dernier, les époux Balkany seront fixés sur leur sort dans le second volet de leur procès pour "blanchiment à grande échelle", et "corruption" pour le seul maire de Levallois-Perret qui dort depuis un mois en prison.

À 71 ans, le baron des Hauts-de-Seine a été sanctionné pour un "indéniable enracinement, sur une longue période, dans une délinquance fortement rémunératrice". Condamné à 4 ans de prison pour fraude fiscale le 13 septembre, il a été écroué dans la foulée à la maison d'arrêt de la Santé.

Il apparaîtra détenu ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris, l'examen de sa demande de mise en liberté n'étant prévue que la semaine suivante. Son épouse Isabelle Balkany devrait également être présente à l'audience.

Un jugement encore plus risqué

Le second jugement s'annonce encore plus risqué pour Patrick Balkany, qui a sidéré la salle d'audience avec sa gouaille culottée et n'a eu de cesse de se poser en "fraudeur passif" rattrapé par sa "manie de vouloir toujours faire plaisir".

À lire aussi
Le lycée Iroquois, Louisville, Kentucky justice
États-Unis : un lycéen inculpé après avoir battu un jeune autiste

Le couple est soupçonné d'avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse aux Antilles et Dar Guycy à Marrakech. Une affaire devenue "un symbole de l'impunité des puissants". Au fil des audiences, le couple a concédé quelques "fautes". Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse.

Le couple a en revanche toujours nié détenir le riad de la palmeraie, acquis en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société écran panaméenne aux titres au porteur. Et ce, en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés, des meubles payés par Isabelle Balkany et livrés dans la villa saharienne.

Pacte de corruption ?

Dans son premier jugement, le tribunal considère que les époux Balkany auraient dû déclarer aussi bien la maison antillaise que le riad marocain. Il considère donc déjà ce riad comme leur propriété. L'accusation affirme que Patrick Balkany s'est fait offrir cette villa par le milliardaire saoudien Mohamed Al Jaber en échange de délais de paiements pour les Tours de Levallois, un juteux projet immobilier qui n'a finalement pas abouti.

S'ils se sont parfois violemment opposés à l'audience, Patrick Balkany et Mohamed Al Jaber se sont accordés pour nier tout "pacte de corruption". Le PNF voit au contraire un "lien incontestable entre l'acquisition de la maison et le contrat immobilier de Levallois" et a donc requis de la prison ferme contre le milliardaire, pour avoir "sciemment corrompu un élu de la République". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Affaire Balkany Patrick Balkany
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants