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13 novembre : "Si on réduit les accusés au rôle de monstre tout est perdu", défend une victime

INVITÉ RTL - Claude-Emmanuel Triomphe a échappé aux attentats du 13 novembre. Aujourd'hui, il a "besoin de comprendre ce qu'il s'était passé en eux pour commettre ces actes monstrueux".

Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, et les co-accusés Mohamed Amri et Mohamed Abrini au premier jour du procès, le mercredi 8 septembre 2021.
Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, et les co-accusés Mohamed Amri et Mohamed Abrini au premier jour du procès, le mercredi 8 septembre 2021.
Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP
13 novembre : "Si on réduit les accusés au rôle de monstre tout est perdu", défend une victime
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13 novembre : "Si on réduit les accusés au rôle de monstre tout est perdu", défend une victime
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Julien Sellier - édité par Nicolas Barreiro

Les victimes et proches de victimes se succèdent à la barre du palais de justice de Paris. Le procès des attentats du 13 novembre se poursuit ce vendredi 1er octobre. Depuis le début de la semaine, les rescapés apportent des témoignages poignants. Claude-Emmanuel Triomphe fait partie des survivants de la fusillade qui a visé la terrasse de la Bonne Bière.

À 62 ans, il a souhaité s'adresser directement aux accusés lors de son témoignage à la barre jeudi. "J'avais vraiment des choses à dire. (…) J'avais besoin de comprendre ce qu'il s'était passé en eux pour commettre ces actes monstrueux", explique-t-il, invité de RTL ce vendredi. "Quelque soit ce qu'il (Salah Abdeslam) a pu faire, je n'arrive pas à le considérer comme un robot".

"Ce n'est pas une machine, c'est un être humain. (…) Si on réduit les accusés, notamment lui, au rôle de monstres, tout est perdu", poursuit Claude-Emmanuel Triomphe. Au tribunal, il s'est dit "prêt à pardonner, mais c'est une démarche assez exigeante qui demande à vous et à moi de faire un sacré bout de chemin". Sur RTL, il insiste sur la nécessité que "ça ne peut être fait que des deux côtés, si lui ne fait pas la moitié du chemin, il n'y aura pas de chemin".

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