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Venezuela : un pays ravagé par la crise économique

Au lendemain de la large réélection de Nicolas Maduro, la crise politique et humanitaire au Venezuela a de graves conséquences pour la population.

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Venezuela : un pays ravagé par la crise économique Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot

On vous emmène ce mardi 22 mai au matin au Venezuela au lendemain de la réélection du président Maduro. Le Figaro présente un reportage qui en dit long sur la crise que connaît le pays. Une plongée au cœur des hôpitaux de Caracas. Là-bas, les médecins manquent de tout, et notamment de médicaments. "Nous faisons face, explique l'un d'eux à des épidémies qu'on avait oubliées : rougeole, diphtéries... des maladies évitables, mais avec vaccins, or il n'y en a plus, sauf pour les riches. "Ce gouvernement, ajoute-t-il, prétend défendre les pauvres mais il les laisse mourir."

Depuis le début de l'année, 3.000 patients porteurs du VIH sont morts faute de traitement. 3.000 en quatre mois, c'est autant que pour toute l'année 2017 au Venezuela. Les urgences du plus grand hôpital pédiatrique du pays ont du fermer la semaine dernière car il n'y avait plus d'eau. Dans l'état du Vargas, le système de climatisation de la morgue est en panne. Résultat, les cadavres s'entassent.

Partout dans le pays, de plus en plus de médecins renoncent. Quant aux malades transplantés, ils seraient des centaines en danger de mort par manque de médicaments anti-rejet. Un comble car le Venezuela est, rappelle Le Figaro, un pays en pointe en la matière en Amérique latine, mais ça visiblement c'était avant. Depuis quatre ans, le pays a vu son PIB reculé de 45%. L'inflation pour le seul mois d'avril a bondi de 13.000%. Le taux de pauvreté lui dépasse très largement les 50%.

Bientôt un inconnu à la tête de l'Italie ?

Le Figaro qui, comme la plupart de vos journaux, revient ce matin sur la situation en Italie. "Faut il avoir peur ?", se demande Le Parisien Aujourd'hui en France. "Italie année zéro", ça c'est la Une de Libération. En photo, on voit le drapeau vert blanc et rouge déchiré. On y devine le visage de Giuseppe Conte. C'est lui qui devrait prendre la tête du futur gouvernement, un inconnu. Le terme, note Courrier international, est repris par tous les quotidiens, ici en France mais aussi à l'étranger. C'est le cas du Soir, du Washington Post ou encore du Guardian. "Qui est Giuseppe Conte ?", va même jusqu'à titrer le journal italien Il Sole Ventiquattro Ore.

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Difficile en tout cas de trouver ce matin son visage à la Une de la presse italienne, c'est presqu'à se demander s'il existe des photos de lui. Seule la Repubblica en tout cas a fait ce choix. Le juriste, brillant et au CV long comme le bras, 18 pages fait remarquer Le Soir avec une pointe d'ironie, apparaît en costume trois pièces, pochette blanche et boutons de manchettes. C'est, paraît-il, sa marque de fabrique.

La Repubblica qui est allée jusqu'à interroger l'un de ses anciens instituteurs. Il décrit  un “enfant prodige, intelligent, sérieux, jamais exubérant”. Sa “nature timide et prudente lui a valu la confiance” de Luigi Di Maio, écrit le quotidien italien. Conte a en effet été l’avocat du leader du Mouvement 5 étoiles, il a été, ajoute le Guardian, été le cerveau du parti. C'est lui notamment qui serait derrière la proposition d'abolir  400 lois jugées “inutiles” pour alléger la bureaucratie.

Macron populaire chez les Européens

Ce futur gouvernement inquiète en tout cas les européens. Ils ont écrit "Libération" les yeux rivés sur la botte. Emmanuel Macron notamment qui pourrait voir ses projets de refondation de l'Union européenne s'éloigner encore un peu plus. 

Le président français qui peut toutefois se féliciter ce matin d'une chose : il est plus populaire auprès des Européens que des Français. C'est l'un des enseignements du baromètre Odoxa que publie Nice Matin. Il est même le seul, avec Angela Merkel, à reunir le plus de bonnes opinions que de mauvaises : 40% pour lui, 49% pour elle. En bas du classement Donald Trump, Vladimir Poutine mais aussi Theresa May, la Première ministre britannique

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