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Une photo de Nicolas Maduro publiée par Donald Trump, le 3 janvier 2026
Crédit : HANDOUT / US President Donald Trump's TRUTH Social account / AFP
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Dans la nuit du 3 janvier, Nicolás Maduro a été capturé par les forces américaines avant d’être transféré aux États-Unis. Quelques heures après l’opération, Donald Trump a justifié cette arrestation, affirmant que le dirigeant vénézuélien était à la tête d’un vaste réseau criminel. "L'illégitime dictateur Maduro était le caïd d'un vaste réseau criminel responsable d'avoir trafiqué une quantité colossale de drogues mortelles et illégales aux États-Unis. Il a inondé notre pays de poison létal et est responsable de la mort d'innombrables Américains, des milliers d'Américains" avait déclaré le président américain.
L’ancien chef de l’État vénézuélien est actuellement incarcéré au Metropolitan Detention Center de New York, un établissement réservé aux prévenus dans l’attente de leur procès et réputé pour la dureté de ses conditions de détention. Son épouse, Cilia Flores, y est également toujours détenue. Tous deux ont comparu devant un juge le 5 janvier lors d’une audience de 37 minutes, au cours de laquelle ils ont plaidé non coupable. Ils sont notamment accusés de trafic de drogue et d’avoir dirigé un réseau de narcotrafiquants à grande échelle.
La prochaine audience est fixée au 17 mars. Elle devra notamment déterminer si le tribunal fédéral américain est compétent pour juger l’affaire. La question de l’immunité de Nicolás Maduro ainsi que les conditions de son arrestation seront au cœur des débats. En cas de procès, l’ex-président vénézuélien encourt de très lourdes peines, pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Parallèlement à la procédure américaine, une autre affaire pourrait s’ouvrir en Argentine. L’extradition de Nicolás Maduro y a été demandée dans le cadre d’une enquête pour "crimes contre l’humanité". Plusieurs organisations de défense des droits humains ont accusé son régime d’avoir eu recours à la torture, aux détentions arbitraires, aux disparitions forcées et à une répression violente des opposants et des manifestants.
Depuis la capture de Nicolás Maduro, le pouvoir est assuré par Delcy Rodriguez. Alors vice-présidente, elle est devenue présidente intérimaire conformément à la Constitution vénézuélienne et a prêté serment devant le Parlement dès le 5 janvier. L’administration Trump a, elle, officiellement reconnu son autorité et la considère comme la cheffe de l’État du Venezuela.
Delcy Rodriguez s’est engagée à coopérer avec les États-Unis afin de se maintenir au pouvoir. Après des relations diplomatiques rompues depuis 2019, Washington a récemment nommé une chargée d’affaires à Caracas, marquant une volonté de normalisation progressive des relations bilatérales.
Sous la pression américaine, le Parlement vénézuélien a adopté une loi ouvrant le secteur pétrolier aux capitaux étrangers. Par ailleurs, plusieurs centaines de prisonniers politiques, près de 400 selon une ONG, ont été libérés, même si de nombreux autres restent détenus. Une loi d’amnistie est en préparation pour élargir ces libérations.
Le texte d’amnistie a également prévu le retour au Venezuela de l’opposante Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix, et l’autoriserait à se présenter à de futures élections. Toutefois, cette loi n’a été votée qu’en première lecture et pourrait encore être amendée, laissant planer l’incertitude sur la suite de la transition politique.
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