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"Un sabotage organisé" : l'ambassadeur français à Téhéran et des diplomates occidentaux convoqués par les autorités iraniennes

Des diplomates de plusieurs pays occidentaux, dont la France, ont été convoqués lundi par les autorités iraniennes qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens. Téhéran exige le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires.

Une manifestation en Iran, le 12 janvier 2026.

Crédit : Jonathan Alcorn / AFP

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La rédaction numérique de RTL & AFP

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Des ambassadeurs ou chargés d'affaires d'Allemagne, de France, d'Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, ont été convoqués ce lundi 12 janvier par les autorités iraniennes qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères. "Nous confirmons la convocation d'ambassadeurs européens", a indiqué à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères.

Dans une vidéo, on peut voir les diplomates prendre place devant un écran géant. Le ministère iranien des Affaires étrangères leur a projeté des images documentant, selon lui, des actions violentes des manifestants. "Ces actions dépassent le cadre de manifestations pacifiques et relèvent d'un sabotage organisé", selon le communiqué du ministère, relayé par la télévision d'Etat.

Par conséquent, Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre directement les images à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs et exigé "le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires". L'Iran a en outre souligné que "tout soutien politique ou médiatique était inacceptable et constituait une ingérence manifeste dans la sécurité intérieure du pays".

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait déclaré dimanche qu'il soutenait "les aspirations démocratiques du peuple iranien". Il avait appelé "les autorités à garantir les droits humains et les libertés fondamentales de tous les manifestants, et à renoncer, en toutes circonstances, au recours honteux à la peine de mort comme mesure répressive", dans un message posté sur X.

Emmanuel Macron condamne "la violence d'État" qui "frappe aveuglement" les manifestants

Peu après ces convocations, le président français Emmanuel Macron a condamné lundi "la violence d'Etat qui "frappe aveuglément" les manifestants en Iran et s'est dit "aux côtés" des défenseurs des "libertés fondamentales".

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"Je condamne la violence d'État qui frappe aveuglément les Iraniennes et les Iraniens qui réclament avec courage le respect de leurs droits", a-t-il écrit sur X. "Le respect des libertés fondamentales est une exigence universelle et nous sommes aux côtés de celles et ceux qui les défendent", a-t-il ajouté.

Vendredi, la France avait dit "comprendre les aspirations légitimes du peuple iranien" et appelé les autorités iraniennes "à la plus grande retenue" dans leur réponse aux manifestations, selon une source diplomatique à des journalistes.

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