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Un espoir pour une trêve durable dans la bande de Gaza ? Ce que contient l'accord entre Israël et le Hamas

Le président américain Donald Trump a salué "une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables", évoquant "un accord historique".

La bande de Gaza continue d'être ravagée.

Crédit : Ali Jadallah / ANADOLU / Anadolu via AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Plus de neuf mois après l'entrée en vigueur de la trêve, le Hamas a accepté vendredi un accord prévoyant son désarmement dans la bande de Gaza, afin de permettre la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu conclu avec Israël. Ce désarmement constitue l’un des points centraux du plan de paix porté par le président américain Donald Trump.

"Aujourd'hui, le Conseil de Paix", créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza, "a conclu un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. Il s'agit d'une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Il a également déclaré que les forces israéliennes se retireraient de Gaza "à mesure que le désarmement s'achève".
En dépit du cessez-le-feu, les affrontements entre Israël et le Hamas n’ont pas cessé depuis octobre et continuent de faire des victimes. Jeudi, au moins quatre personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes, d’après les autorités sanitaires locales. 

Parallèlement, des négociations se poursuivent depuis plusieurs semaines en Égypte pour mettre en œuvre la deuxième phase de l’accord de trêve, avec l’objectif affiché de mettre un terme définitif à la guerre. Pour Ghazi Hamad, membre de l’équipe de négociation du Hamas, ces avancées passent par des "concessions" faites par le mouvement "pour le bien de notre peuple dans la bande de Gaza.

La deuxième phase du plan de cessez-le-feu d'octobre 2025

Il s'agit du début de la deuxième phase du cessez-le-feu conclu en octobre 2025 entre Israël et le Hamas après deux ans de guerre.

La première phase, qui s'est achevée en janvier, avait vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 lors de son attaque en Israël qui a déclenché la guerre, en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Selon le Hamas, l'accord sur la deuxième phase prévoit "le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza" lié à un désarmement du mouvement palestinien dans lequel Israël ne sera pas impliqué, et au déploiement d'une force internationale.

"Il s'agit d'un cadre intégré dont les composantes doivent rester interconnectées", a déclaré à l'AFP Ghazi Hamad, membre de l'équipe de négociation du Hamas, ajoutant que les autres milices armées à Gaza doivent également être démantelées.

Selon le président américain Donald Trump, l'accord prévoit "le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza".

Le Conseil de paix de Donald Trump chargé de la mise en oeuvre

Le "Conseil de paix", institution créée de toutes pièces en janvier par Donald Trump, occupe un rôle central dans la mise en oeuvre de l'accord.

D'après le Hamas, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organisme de technocrates palestiniens institué par le "Conseil de paix" pour gérer la reconstruction de Gaza, sera la seule entité habilitée à dresser l'inventaire des armes et à les stocker.

Après le retrait israélien, une Force internationale de stabilisation (ISF), structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du "Conseil de paix", collaborera ensuite "avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza", a affirmé le président américain.

Le NCAG "entamera bientôt une transition progressive vers l'exercice de l'autorité pleine et entière, soutenue par la Force internationale de stabilisation", a affirmé le "Conseil de paix" après l'annonce de l'accord.

Et maintenant ?

Le Hamas a fait savoir qu'il allait discuter des modalités de mise en oeuvre avec les médiateurs (Egypte, Etats-Unis, Qatar, Turquie) et convenir d'un calendrier pour l'exécution de l'accord, ce qui selon lui prendra au moins deux semaines. Une réunion des médiateurs est prévue prochainement au Caire.

"Nous devons nous mettre d'accord sur chaque détail: la manière dont l'accord sera appliqué, le moment où il le sera et les mécanismes permettant sa mise en oeuvre. C'est ce qui se passera dans les prochains jours", a expliqué à l'AFP M. Hamad.

Israël n'a pas réagi dans un premier temps à l'annonce de l'accord par Donald Trump et le Hamas. "L'accord contient une disposition claire stipulant qu'Israël doit s'engager à respecter et à mettre en oeuvre ses obligations. Si Israël n'applique pas l'accord, nous ne le ferons pas non plus", a prévenu M. Hamad.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve en octobre 2025, Israël continue de mener des frappes quasi-quotidiennes à travers la bande de Gaza, dont il contrôle plus de 60%. Des dizaines de milliers de personnes vivent toujours sous des tentes dans le territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre.

Au moins 1.214 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis l'annonce du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a dit avoir perdu cinq soldats dans la bande de Gaza durant la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à la bande de Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur le terrain.

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