1 min de lecture Egypte

Un docteur arrêté après une excision mortelle sur une fillette

Pourtant interdite par la loi, l'excision reste une pratique courante en Égypte. Un docteur a été arrêté suite au décès d'une fillette pour excision mortelle.

Place Tarhir en Égypte.
Place Tarhir en Égypte.
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Malgré son interdiction, l'excision reste une pratique courante en Égypte. La justice a ordonné samedi 22 février l'arrestation et le lancement de poursuites judiciaires contre un docteur accusé d'avoir pratiqué une excision sur une fillette de 12 ans, provoquant sa mort.

Le gynécologue, qui avait dit avoir mené cette opération fin janvier seul dans sa clinique privée, avait été une première fois arrêté avant d'être relâché quelques jours plus tard. Il avait assuré n'avoir réalisé qu'une "opération de chirurgie esthétique" sur la fillette, qui se prénommait Nada.

Mais selon un communiqué du parquet, le médecin légiste ayant examiné Nada a établi que la fillette était décédée en raison de la douleur causée par une mutilation génitale féminine. En conséquence, le procureur général a ordonné que le gynécologue soit de nouveau arrêté et "jugé auprès d'une cour pénale", a indiqué le parquet.

90% des femmes de 15 à 49 ans excisées en Égypte

Les parents de la fillette - qui avaient porté plainte et qui avaient été brièvement arrêtés - seront également jugés pour leur "participation à ce crime", d'après la même source. La mort de Nada avait suscité l'émoi sur les réseaux sociaux, des internautes égyptiens dénonçant la pratique de l'excision.

À lire aussi
Le buste d'une statue de Ramsès II découverte
Egypte : découverte d'un "rare" buste d'une statue de Ramsès II

Ceux qui pratiquent l'excision risquent sept ans de prison. Pourtant la pratique reste courante et la loi n'est toujours pas appliquée dans ce pays où beaucoup croient que l'excision encourage la chasteté des femmes.

Selon une étude publiée en 2016 par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), près de 90% des femmes et adolescentes égyptiennes âgées entre 15 et 49 ans ont été excisées. L'Unicef avait condamné la "mort tragique de Nada (qui) souligne le besoin de protéger de manière urgente les filles de cette pratique dangereuse."

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Egypte Gynécologie Décès
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants