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Un an après l'explosion à Beyrouth, les lourdes séquelles des habitants

REPORTAGE - Un an après, certains quartiers de la ville de Beyrouth gardent encore de lourdes séquelles de l'explosion survenue au port le 4 août 2020.

Deux explosions ont secoué Beyrouth, faisant plusieurs morts et blessés, le mardi 4 août 2020.
Deux explosions ont secoué Beyrouth, faisant plusieurs morts et blessés, le mardi 4 août 2020.
Crédit : STR / AFP
Liban : un an après la dramatique explosion à Beyrouth, où en est-on ?
02:24
Alice Moreno - édité par Marie Gingault

Un an après la dramatique explosion sur le port de Beyrouth, une grande partie de la ville est toujours inhabitable. Des centaines de tonnes de nitrate d'ammonium avaient soufflé la capitale libanaise faisant 200 morts et plus de 6.000 blessés. Aujourd'hui, de nombreux immeubles menacent encore de s'effondrer, certains rescapés n'ont pas le choix, ils n'ont nulle part où aller. 

Tout près du port, le quartier de la quarantaine a des allures de ville fantôme : interdiction de s'approcher trop près de certains immeubles, ils menacent de s'effondrer. Pourtant, Noha, 63 ans, a réinvesti son appartement, au 5e étage d'une grande tour. "Je ne sais pas comment je suis encore là", concède-t-elle.

En effet, Noha était sur son balcon quand le port a explosé. "Je me souviens d'un bruit, un nuage blanc, et puis, plus rien. J'ai senti quelque chose de chaud qui coulait de ma tête, et j'ai alors vu le sang qui couvrait toute ma robe et mes pieds", se remémore la sexagénaire. Un an plus tard, elle visionne une vidéo de son logement dévasté, il était jonché de bris de verre qui l'ont blessée. "J'ai vécu trois mois ici, sans portes ni fenêtres. Il fallait être à la maison pour que les ouvriers puissent travailler. Il y avait trois garçons d'une ONG qui dormaient devant chez moi pour me rassurer", confie-t-elle à RTL.

Aujourd'hui, seuls les canapés portent encore quelques écorchures, mais les blessures physiques sont encore là. Le pied de Noha la lance régulièrement : "Même si j'ai été blessée je suis encore là. Tout ce qui est pierres et meubles, on peut y remédier, mais il y a eu des morts, comment réparer l'âme ? On veut au moins la vérité sur ce drame", plaide-t-elle. Ce 4 août, elle marchera depuis son quartier de la quarantaine jusqu'au port de Beyrouth en hommage aux 200 morts et aux disparus de l'explosion. 

Seuls les canapés gardent quelques écorchures.
Seuls les canapés gardent quelques écorchures.
Crédit : Alice Moreno / RTL
Seuls les canapés gardent quelques écorchures.
Son salon a été retourné par l’explosion.
Le 4 août 2020, l’explosion a projeté Noha depuis son balcon jusque dans son salon. Lorsqu’elle a rouvert les yeux, elle était couverte de son propre sang.
Son appartement était jonché de débris de verre coupants.
Noha vit seule et a dû vivre trois mois sans porte ni fenêtres.
Seuls les canapés gardent quelques écorchures. Crédits : Alice Moreno / RTL
Son salon a été retourné par l’explosion. Crédits : Alice Moreno / RTL
Le 4 août 2020, l’explosion a projeté Noha depuis son balcon jusque dans son salon. Lorsqu’elle a rouvert les yeux, elle était couverte de son propre sang. Crédits : Alice Moreno / RTL
Son appartement était jonché de débris de verre coupants. Crédits : Alice Moreno / RTL
Noha vit seule et a dû vivre trois mois sans porte ni fenêtres. Crédits : Alice Moreno / RTL
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