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Mort de Fidel Castro : les Cubains de Miami en liesse

Près de 1,5 million d'exilés cubains vivent en Floride, dont les côtes ne sont qu'à 150 kilomètres de Cuba. Le décès du "Líder Máximo" les a réjouis.

Liesse chez les Cubains de Miami après la mort de Fidel Castro
Liesse chez les Cubains de Miami après la mort de Fidel Castro
Crédit : SIPA
Philippe Corbé : les Cubains de Miami en liesse après la mort de Fidel Castro
02:56
Mort de Fidel Castro : les Cubains de Miami en liesse
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Philippe Corbé & Loïc Farge

L'annonce de la mort de Fidel Castro a été accueillie dans la joie par un millier de Cubains de Miami aux cris de "Cuba libre !", "liberté, liberté !". Ils sont nombreux, aujourd'hui âgés, qui ont quitté l’île lorsqu'il étaient encore enfants, au tout début de la Révolution. C'est le cas de deux sœurs, par exemple. Deux grands-mères sexagénaires, que leurs parents avaient mis dans un bateau pour la Floride en leur promettant de bientôt les rejoindre. Elles ne les ont jamais revus.

D'autres qui ont fui plus tard. On a vu un prisonnier politique qui a passé plusieurs années en prison, et qui criait sa joie de voir enfin mourir celui qu’il appelait "le tyran sanguinaire". Il s’est enfui il y a vingt-huit ans, et il n’a jamais revu son fils et sa fille. On a vu aussi un couple qui, après quatre tentatives en dix ans, a réussi à rejoindre la Floride en radeau. C’était en 2001. Elle disait : "Peu importe si je meurs dévorée par les requins. Je ne voulais pas que mes enfants grandissent dans ce régime qui me lavait le cerveau".

Les plus enthousiastes, c’étaient ces gens-là, ceux qui ont fui, pour lesquels Fidel Castro était l’ennemi absolu. Certains le comparent même à Satan, et portent son visage ensanglanté sur une pique. Mais leurs enfants, qui sont nés en Floride, qui ont grandi en entendant parler de Castro comme du mal absolu, semblent davantage conscients du faits que la dictature subsiste, qu’il y a toujours un Castro au pouvoir, que le léger réchauffement avec les États-Unis n’a pas fait vaciller les fondations du régime. L’économie, surtout en dehors des villes touristiques, est en miette.

Cuba, un eldorado touristique pour l'Amérique de Trump

On a pu voir le présentateur des journaux télévisés du week-end de la grande chaîne ABC (il a moins de 40 ans), éclater en sanglots, en racontant son enfance avec des parents exilés. Il est né ici, à Miami, n’a jamais été sur l’île de ses ancêtres, mais il a passé d’innombrables soirées à préparer des courriers qui allaient partir par la Poste pour Cuba via d’autres pays. Ses parents lui faisaient glisser dans des enveloppes des sachets de jus d’orange en poudre, comme du Tang, pour que sa famille, qu’il ne connaissait pas, puisse avaler quelques calories.

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Donald Trump a dit qu’il allait retirer la main tendue par Obama. D'ailleurs beaucoup de Cubains de Miami ont voté pour lui, parce qu’il promettait une ligne dure contre Castro. Mais il est possible que le businessman Trump voit finalement les choses différemment : il a fait fortune en construisant des hôtels, il comprend donc l’intérêt financier qu’ont les Américains à investir comme Obama l’a autorisé dans des hôtels, des infrastructures touristiques.

Il y a désormais quelques lignes régulières, des croisières qui partent d’ici, de Miami et qui arrivent à La Havane, juste en face. Pour l’Amérique, c’est un eldorado, désormais sans le souffre du Commandante Castro.

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