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Syrie : la femme d'un jihadiste proche de Merah et des frères Clain parmi les rapatriés

La France a rapatrié mardi 5 juillet 35 mineurs et 16 mères présents dans des camps de prisonniers jihadistes en Syrie depuis la chute de l'organisation Etat islamique. Parmi eux, la femme du jihadiste Sabri Essid.

Illustration du camp le camp d'al-Hol, qui détient des proches de combattants de l'État islamique, le 6 décembre 2021.
Illustration du camp le camp d'al-Hol, qui détient des proches de combattants de l'État islamique, le 6 décembre 2021.
Crédit : Delil SOULEIMAN / AFP
Syrie : la femme d'un jihadiste proche de Merah et des frères Clain parmi les rapatriés
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Emilie Baujard - édité par Thomas Pierre

S'agit-il d'un virage dans la doctrine de la France du rapatriement au cas par cas ? Ce mardi 5 juillet, Paris a organisé un premier retour massif parmi les familles de djihadistes détenues en Syrie, 51 personnes rapatriées. Dans le détail, 35 mineurs et 16 mères faisaient partie du voyage. 

Parmi elles, la femme d'un djihadiste connu des autorités françaises. Il s'agit de la femme de Sabri Essid, un djihadiste très connu de nos services de renseignements. Mentor de Mohammed Merah, proche des frères Clain, Sabri Essid était un des maillons forts de la cellule djihadiste d'Artigat. En 2014, il part en Syrie avec femme et enfant. Il serait mort sur zone en 2018. Sa femme a donc été rapatriée ce mardi en France.

Tout comme, Emilie König, 37 ans. Cette jeune femme présentée comme une recruteuse pour Daesh, était partie en Syrie en 2012. Elle avait été placée sur la liste noire des combattants les plus dangereux par l'ONU. Elle dormira mardi soir à la prison de Fresnes où elle a été incarcérée après avoir été mise en examen pour association de malfaiteurs terroristes. 

Que vont devenir les autres rapatriés ?

Et les autres rapatriés, que vont-ils devenir ? Les enfants vont être pris en charge par les services sociaux en lien avec la justice. Les mères vont être entendues par les enquêteurs. La DGSI a 96 heures pour les interroger. 

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Aujourd'hui, il reste plus de 150 enfants et leurs mères détenus dans des camps en Syrie. Est-ce qu'ils pourraient être rapatriés à leur tour ? C'est en tout ce que demande les familles en France. Le défenseur des droits, l'ONU et d'autres instances ont déjà condamné la France pour traitement inhumains et dégradants. Car ces femmes et enfants sont détenus en Syrie dans des conditions rudimentaires, sans aucun cadre légal. D'ailleurs, de nombreux pays européens ont fait le choix de rapatrier tous leurs ressortissants de Syrie.

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