1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Russie : les députés dépénalisent les violences domestiques
1 min de lecture

Russie : les députés dépénalisent les violences domestiques

Surnommée "la loi sur les gifles", le texte est soutenu par de nombreux parlementaires conservateurs russes.

La Douma, chambre basse du parlement russe.
La Douma, chambre basse du parlement russe.
Crédit : Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA
Félix Roudaut & AFP

Alors que la France vient de d'interdire les châtiments corporels, la Russie, elle, vient de dépénaliser les violences domestiques en dépit des vives protestations des défenseurs des droits de l'Homme. Le projet de loi polémique, voté mercredi 25 janvier en deuxième lecture par la Douma, dépénalisera les violences commises au sein d'une même famille, y compris contre les enfants ou le conjoint, tant qu'elles n'ont pas causé de séquelles graves ni eu de précédent.

La loi prévoit une amende de 470 euros, alors que la législation actuelle inflige jusqu'à deux ans de prison aux coupables de violences domestiques. Avant d'être promulgué par Vladimir Poutine, le texte doit encore être approuvé en troisième lecture par les députés puis voté par les sénateurs. Il s'agit généralement d'une formalité.

Le pouvoir veut faire trois pas en arrière

Militante des droits de l'Homme

Surnommée "la loi sur les gifles", le texte est soutenu par de nombreux parlementaires conservateurs, qui estiment qu'elle donne une seconde chance aux personnes coupables de violence domestique. "Si vous giflez votre enfant mal élevé, vous risquez jusqu'à deux ans de prison. Si votre voisin fait de même, il n'aura qu'une amende", a écrit sur son blog l'une des auteurs de la loi, la sénatrice Elena Mizoulina, pour justifier la nécessité de changer la législation.

Pour les militants des droits de l'Homme, ce projet de loi sape la lutte contre les violences domestiques. "C'est une tentative écœurante de banaliser les violences domestiques", a dénoncé la militante Anna Kirey, dans un communiqué d'Amnesty International. Et de poursuivre : "Les auteurs de cette loi sont en train de trahir les victimes de violences domestiques et ils sont de facto en train de donner à leurs agresseurs un laissez-passer". Pour la jeune Russe Alexandra Voskressenskaïa, avec cette loi, "le pouvoir veut faire trois pas en arrière, décriminaliser entièrement les violences et priver les victimes de leur seul mécanisme de défense". 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/