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Royaume-Uni : une mère de famille tue ses filles parce qu'elles "gênaient" sa vie sexuelle

Lexi, trois ans, et sa petite sœur Scarlett, 17 mois, ont été étouffées par leur mère. Cette dernière était adepte des rencontres par internet et des relations sexuelles rémunérées.

La court de justice de Birmingham, en Angleterre
La court de justice de Birmingham, en Angleterre Crédit : Google Maps
Leia Hoarau
Leia Hoarau
Journaliste

C'est un double meurtre sordide qu'a perpétré cette mère de famille de 23 ans. Louise Porton, a été reconnue coupable, jeudi 1er août, d'avoir assassiné en 2018 ses deux filles, Lexi et Scarlett, respectivement âgées de 3 ans et de 17 mois. La mère de famille a écopé de la prison à vie, avec une période minimale de 32 ans à passer derrière les barreaux.

Les enfants de Louise Porton l'empêchaient "de faire ce qu'elle voulait, quand elle voulait et avec qui elle voulait", expliquait le procureur Oliver Saxby au Guardian. La jeune femme était en effet adepte des rencontres sur internet et avait pour habitude d'avoir des rapports sexuels rémunérés avec des hommes, ce qui lui permettait d'avoir de l'argent pour faire du shopping.

Mais elle voyait ses deux filles comme un véritable fardeau, à tel point qu'elle s'est mise à chercher des techniques de meurtre sur le web, dont certaines ont été retrouvées par les enquêteurs : "Peut-on mourir avec le nez bouché et la bouche couverte de ruban adhésif ?" ou encore "Combien de temps après la noyade un enfant peut-il être réanimé ?".

Ses filles étaient "malades"

En janvier 2018, elle se rend à l'hôpital en prétextant que ses filles sont malades. "Une mascarade", selon le procureur et les services de secours. Des photos d'elle seins nus ont d'ailleurs été retrouvées dans son téléphone, prises à l'hôpital, alors que ses filles étaient souffrantes. 

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Pourtant, les médecins n'ont jamais trouvé de maladie. Selon le procureur, la mère de famille a en réalité tenté d'étrangler ses filles. D'autre part, d'après les services de secours, Louise Porton ne semblait éprouver "aucune émotion", et était comme "détachée" des événements, une réaction anormale pour une maman qui devrait normalement subir un traumatisme de voir ses deux enfants hospitalisés. 

Deux infanticides en 18 jours

Quelques jours plus tard, le 15 janvier au matin, Louise Porton étouffe Lexi, son aînée. Lorsque les secours arrivent, la petite fille était morte "depuis un certain temps". Le jour des funérailles de l'enfant, Louise aurait été entendue "rire", et les enquêteurs ont découvert que, ce jour-là, elle "utilisait FaceTime" et "elle parlait à un homme". 

Seulement 18 jours après le meurtre de Lexi, elle tue Scarlett. Au moment d'emmener sa cadette à l'hôpital, Louise Porton prend sa voiture et, images à l'appui, se met à arpenter la ville calmement, alors que le corps de sa fille gît sur la banquette arrière. Elle prend même le temps de faire le plein d'essence. Tout comme le premier meurtre, l'ambulancier qui accueille la jeune femme à l'hôpital explique que l'enfant était déjà "gelée et complètement sans vie" à son arrivée aux urgences.

Les premiers éléments de l'autopsie ont révélé une "obstruction délibérée des voies respiratoires", ainsi que, pour la plus jeune, des "signes de saignement récent dans les tissus de son cou". Des traces de strangulation qui ne pouvaient venir que de la mère, selon les procureurs.

L'accusée clame son innocence

De son côté, la mère de famille récuse les faits. Elle explique : "Mes enfants ne m'ont jamais dérangé et j'ai adapté mon style de vie et ma vie personnelle à leur environnement. Je ne sais toujours pas comment mes filles sont mortes". Une argumentation qui n'a pas séduit les juges. Elle passera au moins 32 ans de sa vie derrière les barreaux.

Le père des petites filles, Chris Draper, s'est dit effondré. 

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