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Royaume-Uni : qui pour succéder à Liz Truss à Downing Street ?

ÉCLAIRAGE - La démission jeudi 20 octobre de la Première ministre britannique va donner lieu à un scrutin interne au parti conservateur, qui doit aboutir d'ici le 28 octobre.

Rishi Sunak, potentiel futur Premier ministre britannique, ici le 5 octobre 2022
Rishi Sunak, potentiel futur Premier ministre britannique, ici le 5 octobre 2022
Crédit : Daniel LEAL / AFP
Royaume-Uni: Liz Truss jette l'éponge, qui pour devenir Premier ministre ?
00:02:25
Royaume-Uni: Liz Truss jette l'éponge, qui pour devenir Premier ministre ?
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Thomas Pierre & AFP

La "battante" aura fini par jeter l'éponge. Mercredi 19 octobre, alors qu'elle était huée par les députés, elle affirmait "je suis une battante, pas quelqu'un qui abandonne". Malgré son intention affichée de rester Première ministre britannique, Liz Truss aura finalement annoncé sa démission ce jeudi 20 octobre. Nombreux sont ceux qui, dans son propre camp conservateur, jugeaient la situation intenable et souhaitaient son départ. 

Elle restera comme la Première ministre la plus éphémère de l'histoire contemporaine, avec seulement 44 jours au pouvoir pendant lesquels elle a aggravé les difficultés économiques de millions de Britanniques, affaibli l'image de son pays à l'international et épuisé ce qui restait d'unité dans un parti conservateur affaibli après 12 ans au pouvoir.

Avant de quitter le pouvoir, Liz Truss a précisé qu'un nouveau scrutin interne aurait lieu au sein de la majorité "d'ici à la semaine prochaine" pour la remplacer. Le Parti conservateur a précisé ; "avant le 28 octobre". Plusieurs noms circulent déjà, dont un revient sans cesse : Rishi Sunak.

Rishi Sunak, le favori

Battu par Liz Truss lors de la phase finale du processus de désignation du chef du parti conservateur cet été, l'ancien ministre des Finances était pourtant le candidat préféré des députés conservateurs.

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Ce richissime ex-banquier de 42 ans a pour lui le fait d'incarner la figure rassurante de l'orthodoxie budgétaire. Pendant la campagne, il n'a eu de cesse de répéter que les baisses d'impôts non financées risquaient d'aggraver une inflation à un niveau record depuis des décennies et de saper la confiance des marchés.

Les faits lui ont donné raison, mais il a un handicap de taille: nombreux sont ceux parmi les fidèles de Boris Johnson qui voient en lui un traître dont la démission au début de l'été a précipité la chute de l'ancien locataire de Downing Street.

Jeremy Hunt, le non-partant

Ministre des Finances depuis vendredi, le nouveau chancelier de l'Echiquier semblait être celui qui tenait les rênes du pouvoir, tant Liz Truss apparaissait affaiblie. C'est lui qui a annoncé lundi le spectaculaire revirement consistant à revenir sur la quasi-totalité des mesures fiscales du gouvernement Truss qui ont créé la panique sur les marchés.

Cet ancien ministre des Affaires étrangères de 55 ans, expérimenté mais jugé peu charismatique, a pourtant assuré ce week-end à la BBC qu'après deux échecs, en 2019 puis cet été, il ne souhaitait pas se lancer dans une course au pouvoir. 

Penny Mordaunt, la doublure

Elle aussi candidate contre Liz Truss pour succéder à Boris Johnson, la ministre chargée des relations avec le Parlement a été la coqueluche des militants conservateurs en début de campagne. 

Charismatique, cette ancienne ministre de la Défense de 49 ans s'est illustrée face au Parlement lundi où elle a remplacé Liz Truss face à l'opposition, défendant avec aplomb le revirement annoncé et expliquant que la Première ministre "ne se cache pas sous un bureau". L'hypothèse d'un ticket Mordaunt-Sunak a même récemment émergé, le Times évoquant mardi des discussions à ce sujet.

Boris Johnson, le revenant

C'est un scénario qui circulait dans la presse conservatrice dès cet été : tel un phénix, "BoJo" ferait son grand retour, s'imposant comme un recours évident. Fort du triomphe électoral de 2019, qui a accordé aux conservateurs une majorité indédite depuis Margaret Thatcher dans les années 1980, le héros du Brexit est néanmoins entravé par des boulets de taille. 

Son départ forcé par une succession de scandales dont celui des fêtes à Downing Street en violation des restrictions anti-Covid n'est pas si lointain et lui donne une part de responsabilité dans la débâcle actuelle. Et, au moment où il embrasse une rémunératrice activité de conférencier à travers le monde, reste à savoir si Johnson, 58 ans, serait prêt à reprendre les commandes du parti à deux ans d'élections législatives où les sondages promettent une victoire écrasante de l'opposition travailliste.

Selon le Times, l'ancien Premier ministre serait ainsi en bonne voie pour rassembler le parti et retourner au 10 Downing Street.

Ben Wallace, le ministre de la Défense

Figurant parmi les favoris dans la dernière campagne pour la tête du parti conservateur, le ministre de la Défense, qui avait choisi de ne pas se lancer pour se consacrer à la sécurité du Royaume-Uni, a vu son nom ressurgir ces derniers jours comme une possible figure d'unité pour le parti. Ben Wallace, 52 ans, a toutefois semblé écarter ce scénario, en assurant mardi dans le Times rester à la Défense.

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