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Présidentielle USA (J-17) : Donald Trump veut croire dans "une vague" républicaine

CARNET DE CAMPAGNE - En difficulté le président américain s'est rendu vendredi 16 octobre en Géorgie et en Floride, deux Etats qu'il peut difficilement se permettre de perdre s'il veut l'emporter face à Joe Biden le 3 novembre.

Donald Trump le 16 octobre 2020 en Floride
Donald Trump le 16 octobre 2020 en Floride Crédit : Brendan Smialowski / AFP
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Thomas Pierre et AFP

Les sondages sont mauvais. Son propre camp doute. Mais Donald Trump veut croire coûte que coûte à une déferlante républicaine le 3 novembre.  En difficulté le président américain s'est rendu vendredi 16 octobre en Géorgie et en Floride, deux Etats qu'il peut difficilement se permettre de perdre s'il veut l'emporter face à Joe Biden le 3 novembre.

Rien n'est joué, bien sûr. Il reste 18 jours de campagne. "Nous allons assister à une vague rouge (la couleur des républicains, ndlr) d'une amplitude jamais vue", a lancé, depuis Ocala en Floride, le président américain qui compte sur une intense campagne de terrain pour, comme en 2016, faire mentir les sondages.

Optant pour un registre de plus en plus agressif - "Joe Biden est un désastre (...), Joe Biden est un politicien corrompu" - le locataire de la Maison Blanche jette toutes ses forces dans la bataille pour éviter que le "Sunshine State", qu'il avait emporté de justesse en 2016, ne bascule du côté démocrate.

"Imaginez que je perde (...), que vais-je faire?"

"Le jour de l'élection (...), nous allons infliger à Joe l'Endormi une défaite retentissante", a-t-il tonné devant une foule enthousiaste. Le président, 74 ans, s'est ensuite exprimé depuis Macon, en Géorgie, Etat où il avait largement devancé Hillary Clinton il y a quatre ans mais où il est derrière Joe Biden, 77 ans, dans les derniers sondages.

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"Le fait d'être en concurrence avec le pire candidat de l'histoire de la politique présidentielle met la pression sur moi. Imaginez que je perde (...), que vais-je faire? Je ne vais pas me sentir très bien, je devrai peut-être quitter le pays, je ne sais pas", a-t-il lancé devant une foule hilare.

Les républicains inquiets

Mais la fébrilité est chaque jour un peu plus palpable dans le camp républicain. Autre signe révélateur, le "town hall" (échange télévisé avec des électeurs) de l'ancien présentateur de télé-réalité jeudi 15 octobre a été moins regardé que celui de son adversaire démocrate (13.461.000 téléspectateurs contre 14.135.000), selon les données transmises par l'institut Nielsen. Les deux rendez-vous télévisés se sont tenus au même moment, à la place du débat qui avait été finalement annulé entre les deux hommes.

Plusieurs ténors du "GOP" (Grand Old Party, le parti républicain) s'inquiètent désormais ouvertement d'un raz-de-marée démocrate. Après les doutes exprimés à haute voix par les sénateurs Ted Cruz et Lindsey Graham, c'est Ben Sasse, élu du Nebraska, qui a fait part de ses vives inquiétudes.

Donald Trump est un dirigeant "médiocre", a-t-il affirmé, jugeant sa défaite probable, dans un enregistrement révélé par les médias. "Il se moque des évangéliques dans leur dos, sa famille a profité de la présidence comme une opportunité commerciale, il a flirté avec les suprémacistes blancs", a-t-il affirmé.

Tweets frénétiques

Les journées se suivent et se ressemblent pour Donald Trump avec, chaque matin, une frénésie de tweets et de retweets. Avant même le lever du soleil vendredi, il a relayé à la hâte un message du site satirique The Babylon Bee, prenant au premier degré un article parodique. "Twitter ferme tout son réseau pour ralentir la diffusion d'informations négatives sur Biden", pouvait-on lire, dans une allusion à la panne qui a touché le réseau. 

Joe Biden mène de près de dix points de pourcentage dansla moyenne nationale des enquêtes d'opinion pour la présidentielle. Mais surtout, bien qu'avec une marge plus étroite, dans les Etats-clés qui font les élections aux Etats-Unis en basculant d'un parti à l'autre.
Et il pourra compter sur le soutien de Barack Obama, qui a annoncé qu'il participerait mercredi à son premier événement de campagne sur le terrain en Pennsylvanie.

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