3 min de lecture Présidentielle américaine

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : quand Donald Trump s'excuse comme un petit garçon face à la journaliste qu'il avait traité de "bimbo"

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Megyn Kelly, journaliste star de la Fox, est revenue sur les déclarations sexistes du candidat Trump.

>
Crédit Image : Fox |
Philippe Corbé
Philippe Corbé
et Aymeric Parthonnaud

La star de Fox News Megyn Kelly est la seule personne en Amérique à avoir déstabilisé Donald Trump depuis le début de la campagne. Lors du premier débat, l’été dernier, elle avait énuméré ses propos sexistes. Lui, furieux, avait ensuite grogné que la star de Fox News devait "avoir ses règles". 9 mois que les Américains attendaient cette interview, 9 mois de fâcheries, d’insultes, de menaces, tout cela ternissait son image, notamment auprès des femmes, et risquait de lui coûter l’élection. C’était donc un rendez vous crucial pour corriger son image, en prime-time, sur la chaîne FOX (pas la chaîne info FOX News, mais la grande chaîne généraliste du groupe FOX, avec une audience beaucoup plus large, face à The Voice sur NBC et NCIS sur CBS).

Elle rappelle qu’il l’a traité de "bimbo", Trump fait semblant de ne pas s’en souvenir. Elle insiste, silence. Il s’excuse, comme un petit garçon, pris la main dans le pot de confiture. Et glisse quelques phrases destinées à "adoucir" son image. "J’ai un très grand cœur", "j’ai des regrets". Mais il ajoute que s’il avait un ton plus "doux", plus présidentiel, il n’aurait pas autant de succès dans cette campagne. Sans rien dire, juste en montrant une image moins dure, opération de com’ réussie pour Donald Trump.

Pas d’alcool pour Trump

Autre séquence de cette émission qui "humanise" aussi Donald Trump. Il rappelle que son frère mort d’alcoolisme lui a fait promettre, très jeune, de ne jamais boire. Et donc, le milliardaire l’avoue, il n’a jamais bu un seul verre d’alcool de sa vie. Néanmoins, il en vend, des vins de sa cuvée Trump.

Nouvelle pub de Clinton contre le sexisme de Trump, à double tranchant

C’est une publicité mise en ligne par un super PAC (une association de financement) pro-Clinton. On y voit des femmes, portant des T-shirts avec le visage de Donald Trump, reprendre en play-back les extraits les plus vulgaires et les plus sexistes du candidat républicain.

>
Speak
À lire aussi
Bernie Sanders en campagne en Californie en 2016 Présidentielle américaine
Primaires démocrates : Bernie Sanders, un favori trop à gauche pour l'Amérique ?

Donald Trump dénonce cette publicité, en affirmant que certains extraits sont sortis de leur contexte. Mais au fond il doit s’en réjouir, car cela lui offre la possibilité de tester l’un des principaux arguments qu’il entend utiliser contre la candidate d’ici novembre : le passé sexuel mouvementé de son mari, qu’il n’hésite pas à traiter d’agresseur sexuel.

Trump est riche, mais à quel point ?

C’est un fait connu de tous les Américains, car cela fait plus de 30 ans que Donald Trump s’assure comme il peut que nul n’y échappe. Il est riche, très riche, "extremely rich", sa richesse, sa fortune, son succès, sont ses principaux arguments : si j’ai réussi, pourquoi pas vous ? J’ai réussi et maintenant je veux faire réussir l’Amérique.

Empêtré dans une polémique sur son refus de publier ses avis d’imposition, Trump a révélé aujourd’hui une estimation de son patrimoine : plus de $10 milliards, une fortune qui s’est accrue depuis 17 mois de $190 millions, et qui lui a assuré $557 millions de revenus.

Mais selon une enquête du Wall Street Journal, Donald Trump n’a perçu que $160 millions, avant impôts, plus de deux fois moins que ce qu’il annonce. Ce qui pourrait expliquer qu’il renonce à sa promesses souvent répété de financer lui même sa campagne pour garantir son indépendance vis à vis des lobbys. Maintenant qu’il est assuré d’être le candidat du parti, il va, comme les autres, lever des fonds.

Non, je ne suis pas la femme d’Hitler (c’est Mme Trump qui le dit)

"Il n’est pas Hitler". La phrase est de Melania Trump, dans une interview, pour défendre le candidat, qui a été comparé au dictateur nazi par certains humoristes ces derniers mois. "Il veut aider l’Amérique, unir les gens. Il ne pensent pas que c’est vrai, mais ça l’est. Même avec les musulmans, c’est temporaire". (Trump a proposé cet hiver d’interdire l’entrée du territoire américain aux musulmans, avant de dire il y a quelques jours que ce n’était qu’une suggestion).

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle américaine Politique Donald Trump
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants