4 min de lecture Présidentielle américaine 2016

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Ted Cruz nomme Carly Fiorina à la vice-présidence pour contrer Donald Trump

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Ted Cruz tente de reprendre la main, Donald Trump dévoile sa "doctrine Trump" ou encore les aveux de son épouse dans GQ, tout est dans le Top 5.

Le candidat républicain Ted Cruz aux côtés de Carly Fiorina, le 27 avril 2016
Le candidat républicain Ted Cruz aux côtés de Carly Fiorina, le 27 avril 2016 Crédit : Michael Conroy/AP/SIPA
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

Généralement, les candidats annoncent leur choix pour la vice-présidence une fois qu’ils sont assurés d’être désignés par le parti, soit au moment de la convention, l’été avant l’élection, pas en avril. Mais Ted Cruz doit tout tenter pour reprendre la main avant la primaire de l’Indiana mardi prochain. Il a donc décidé de révéler son choix : l’ancienne PDG d’HP, Carly Fiorina, qui avait été la seule femme parmi les candidats républicains. Elle n’avait d’ailleurs pas été particulièrement tendre avec Ted Cruz, lorsqu’ils étaient concurrents. 

Un groupe de soutien à l’autre candidat John Kasich n’a pas tardé pour lister tout le mal qu’elle avait pu dire de lui. Elle l’avait ainsi accusé d’être un politicien prêt à retourner sa veste, à mentir, à changer son discours en fonction de son auditoire. Et, bien entendu, Donald Trump s’est empressé de tweeter cette archive.

Visiblement, aujourd’hui, ils sont très amis. Carly Fiorina aime beaucoup les deux filles de Ted Cruz, pour lesquelles elle compose des comptines dans le bus de campagne. Mais quelle étrange idée de les entonner au micro de la réunion publique, pendant laquelle a été annoncé son choix comme vide-présidente ? Les réseaux sociaux et les journaux télévisés n’ont (presque) retenu que ça.

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Quand Bernie Sanders, défenseur des salariés, vire des centaines de personnes

C’est le signe que la fin de Bernie Sanders est proche. Bien que ce soit le candidat, les deux partis confondus, qui lève le plus de fonds auprès des électeurs (plus de 40 millions de dollars par mois), son équipe de campagne annonce le licenciement de plusieurs centaines de personnes, informe le site Politico. Bernie Sanders ne peut plus financer des équipes disséminées sur tout le territoire en prévision d’une campagne nationale, s’il est désigné à la convention (scénario désormais fort peu probable). Il doit concentrer ses efforts financiers sur la Californie, le dernier état, qui vote le 7 juin 2016. 

La doctrine Trump : America First

Le milliardaire présentait ce mercredi la "doctrine Trump" en matière de politique étrangère. Difficile de résumer ce discours peu cohérent, mais il est clair que Donald Trump tourne le dos aux néo-conservateurs de l’époque Bush. Plus question d’intervenir pour imposer la démocratie, fini le "nation building". Il critique même Barack Obama pour avoir soutenu le printemps arabe en Égypte. Son slogan, c’est "America First", l’Amérique d’abord, le même que les isolationnistes qui s’opposaient à l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Allemagne Nazie. En 3 mots : populisme, nationalisme, et protectionnisme.

Prenons deux exemples : dans un premier temps, le milliardaire reproche aux Européens de l’OTAN, y compris la France, de ne pas respecter leurs engagements de dépenses militaires (2% du PIB). De manière générale, il ne veut plus que l’Amérique paye autant pour garantir la protection d’autres pays. Puis, il propose une alliance amicale à Vladimir Poutine sans rien demander en retour, quand bien même il veut une Amérique forte et puissante pour faire peur à ses ennemis. Une compilation de contradictions, très floue, comme par exemple cette promesse sur l’État islamique : "leurs jours sont comptés"Daesh va "disparaître" s’il est "élu président. Très très vite", insiste-t-il.

Mais il ne veut pas dire comment, pour maintenir l’effet de surprise... À noter qu’il lisait un texte au prompteur, c’est presque une première. Aucune insulte en 40 minutes, alors qu'il s’approche parfois de 40 insultes en 1 minutes. Rappelons-le, Donald Trump veut paraître plus "présidentiel". "Est-ce que le type qui faisait marcher le téléprompteur avait les pages dans le bon ordre #canaaucunsens", a tweeté le sénateur Lindsey Graham, l’un des meilleurs spécialistes de politique étrangère au Congrès, ancien candidat et désormais soutien résigné de Ted Cruz. 

"Je ne sais pas qui conseilleDonald Trump sur la politique étrangère, mais je peux comprendre pourquoi il ne révèle pas son nom", surenchérit-il, avant de conclure "Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe". L’éditorialiste ultra conservatrice Ann Coulter a trouvé le discours formidable : "Le meilleur depuis le discours d’adieu de Washington", le premier président de l’histoire américaine.

Melania Trump, future First Lady ?

Grande enquête sur Melania Trump dans le magazine GQ. L’ancien mannequin slovène raconte son histoire d’amour, et on apprend quelques détails curieux. Melania appelle leur fils "Little Donald", et l'habille en costume. Il veut devenir businessman et golfeur. "Petit Donald", de son vrai nom Barron, parle slovène couramment. Elle n'a pas de nounou, et refuse que son mari l'aide : "Je ne veux pas qu'il change les couches et mette Barron au lit". Selon Melania Trump, la clé d'un mariage qui tient, c'est deux salles de bain séparées (je vous laisse lire pourquoi).

Son business de bijoux marche bien, mais ses crèmes anti-âge au caviar ont fait un flop. L'épouse du milliardaire n’a pas aimé cet article et l’a fait savoir sur la page Facebook. Elle reproche notamment à la journaliste d’avoir enquêté sur sa famille en Slovénie. Et selon elle, son business va très bien. 

Reporter au panier

MSNBC, la chaîne d’infos de NBC News, tente de gommer l’image de gauche qu’elle avait auprès du public américain (c’était pourtant sa stratégie éditoriale pendant plusieurs années : être le pendant "progressiste" de la conservatrice Fox News). Mais parfois les habitudes restent, comme cette scène curieuse. Une grand reporter, qui suit la Maison Blanche, est partie rejoindre le candidat de gauche Bernie Sanders, en campagne pour l’interviewer. 

Elle est finalement filmée par sa propre équipe en train de jouer au basket avec le candidat ! Visiblement, ils ont l’air de bien s’entendre. Une familiarité curieuse. La séquence a été diffusée et rediffusée sur la chaîne, sans que personne ne voit le problème.

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2016-04-28 18:00:00
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