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Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : et si Donald Trump était élu président ?

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Les hypothèses d'un président Trump se multiplient, le relooking du milliardaire ou encore sa réconciliation avec Megyn Kelly, tout est dans le Top 5.

Donald Trump : "il choque, mais ça marche" explique Stuart Haugen, le représentant du parti Républicain en France
Donald Trump : "il choque, mais ça marche" explique Stuart Haugen, le représentant du parti Républicain en France Crédit : John Minchillo/AP/SIPA
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

La question peut sembler hypothétique. Les observateurs s’accordent jusqu’à présent pour considérer que la victoire d’Hillary Clinton serait assurée en cas de duel avec Donald Trump en novembre 2016. L’establishment républicain pense de même, ce qui explique en partie les crises d’urticaire que déclenche le milliardaire dans le parti. Et les deux derniers concurrents, Ted Cruz et John Kasich, en font leur argument principal : voter Donald Trump pour la primaire, c’est faire élire Hillary Clinton en novembre.

Jusqu’à présent, les sondages donnaient tous une avance confortable aux démocrates. Dans le dernier baromètre RealClearPolictics qui fait la moyenne des sondages, Hillary Clinton devancerait Donald Trump de 8 points (48-40) et Bernie Sanders l’écraserait de 15 points (53-38). Sauf qu’une enquête vient ébranler cette certitude d’un scénario écrit d’avance : dans la dernière étude de l’université George Washington, Hillary Clinton ne devance plus le milliardaire que de trois points ! 

Si cette enquête atypique est confirmée par d’autres sondages, que faudra-t-il en conclure ? Tout d'abord, que le rejet de Hillary Clinton pourrait pousser une partie des électeurs de la gauche et du parti démocrate vers l’abstention, mais aussi que le rejet de Donald Trump chez les républicains traditionnels ne doit pas être sous-estimé, ce dernier étant capable de mobiliser des électeurs habituellement abstentionnistes. La campagne jusqu’à novembre en est d'autant plus serrée, rendant de plus en plus plausible l’hypothèse de l’élection d’un président Trump.

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Le relooking de Donald Trump

Donald Trump est-il en train de changer, comme s’efforcent de le faire croire les hommes politiques qui doivent faire oublier les débordements intempestifs de leur caractère ? Il donne ces derniers jours quelques signes d’apaisementdans son comportement et son expression. Il promet d’être si "présidentiel" que tout le monde le trouvera ennuyeux. Stratégie impulsée par son nouveau directeur de campagne pour le préparer au face-à-face avec Hillary Clinton. 

Mais l’ancienne secrétaire d’État ne veut pas laisser le milliardaire polir ainsi son image. "Trump continue à dire des choses comme 'vous savez, euh, je ne voulais pas dire ça', a déclaré Hillary Clinton lors d’un meeting en Rhode Island. Si on croit à ça, on doit avoir honte". La campagne Clinton diffuse une nouvelle vidéo à ce sujet, intitulée Extreme Makover (le nom d’une émission de télévision de relooking). 

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Donald Trump : Extreme Makeover | The Briefing

Donald Trump en prime time avec Megyn Kelly, son ennemi jurée

Après 9 mois de conflit violent, la hache de guerre est enterrée par Donald Trump et Megyn Kelly, la journaliste vedette de Fox News, qui l’avait déstabilisé lors du premier débat en août. Il avait sous entendu qu’elle avait ses règles, et depuis refusait d’être interviewé dans son émission. Il avait même même boycotté un débat dans l’Iowa. Ils s‘étaient finalement recroisés, assez fraîchement, lors un débat à Detroit. Tout en sachant que lors de ces derniers mois, Kelly a reçu des menaces de mort

 

Megyn Kelly s’est rendue il y a quelques jours à la Trump Tower pour un tête-à-tête, et l’a convaincu, selon Fox News, de participer à sa nouvelle émission, en mai, pour un entretien en prime time. Pour Donald Trump, c’est une façon de corriger son image, notamment auprès des femmes, montrer qu’il peut s’assagir et créer l’événement (et "The Donald" aime quand l’événement, c’est lui).


Pour Megyn Kelly, c’est l’occasion de sortir par le haut de cette bagarre qui l’a propulsée sur le podium des journalistes les plus en vue, mais qui brouille aussi son image chez une partie de l’électorat républicain qui constitue la base fidèle des téléspectateurs de Fox News. 

 

Cette émission, diffusée en prime time sur le réseau FOX, c’est à dire la chaîne généraliste, pas la chaîne d’info du groupe, est aussi pour elle l’occasion de rejoindre une catégorie de grands journalistes, stars de la télévision américaine, telles que Barbara Walters, Diane Sawyer, ou encore Oprah Winfrey. Elle a d’ailleurs recruté pour cette occasion l’ancien producteur exécutif de Barbara Walters.

Enjeu du "Super Tuesday" chez les républicains

Primaire ce mardi en Pennsylvanie, Delaware, Connecticut, Rhode Island et Maryland. 5 états de la côte Est dont le profil politique rappelle - un peu - celui de l’État de New York où Donald Trump a écrasé la semaine dernière ses adversaires. Il devrait donc logiquement l’emporter ce soir. Ses concurrents républicains sont déjà concentrés sur les combats suivants : Ted Cruz et John Kasich, qui ne peuvent plus mathématiquement rattraper le milliardaire avant la convention, n’ont plus qu’un objectif : l’empêcher d’atteindre la majorité des délégués


Et ils abattent donc leur dernière carte. Une alliance, un pacte de non concurrence, ou plutôt de répartition des dernières primaires. John Kasich va concentrer son argent et son temps sur les États de l’Oregon et du Nouveau Mexique à l’Ouest, Ted Cruz sur celui de l’Indiana, la semaine prochaine, où il espère casser la dynamique Trump. Une "collusion" désespérée et "pathétique", se moque le milliardaire. Mais il sait que cette stratégie peut lui faire perdre des plumes et peut-être la nomination, si ça se joue au délégué près.

Donald Trump n'aime pas voir John Kasich manger

Donald Trump concentre ses attaques sur Ted Cruz, en l’appelant sans cesse "Ted le menteur", et semblait jusqu’à présent regarder John Kasich avec dédain, sans le considérer comme une vraie menace. Mais l’annonce d’une alliance Kasich/Cruz pousse le milliardaire à attaquer frontalement le gouverneur de l’Ohio, avec un argument étrange... Il n’aime pas voir John Kasich manger. "Je n’ai jamais vu un être humain manger de manière aussi dégoûtante", lance-t-il.

Donald Trump raconte lors de ce meeting qu’il demande à son plus jeune fils de manger par petites bouchées, et John Kasich s’empiffre d’une crêpe entière dans la bouche. Il est vrai que le gouverneur de l'Ohio a dû mettre les bouchées double dans la campagne pour rattraper son retard en multipliant les visites dans les restaurants, les dîners, les marchés. Une attaque que John Kasich a du mal à digérer, il a refusé de répondre à la reporter de NBC qui l’interrogeait à ce sujet, sauf pour dire que c’était "silly", "stupide"

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2016-04-26 18:00:00
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