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Paris proteste contre la libération d'Afghans condamnés pour meurtres de Français

Le ministère des Affaires étrangères a affiché son opposition à la libération de 400 anciens talibans en Afghanistan, dont certains ont tué des français.

Les effets personnels de victimes touchées par des explosions à Kaboul (Afghanistan), le 3 juin 2017.
Les effets personnels de victimes touchées par des explosions à Kaboul (Afghanistan), le 3 juin 2017. Crédit : WAKIL KOHSAR / AFP
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Benoît Collet et AFP

Paris a officiellement protesté le 15 août contre la libération par Kaboul de prisonniers afghans condamnés pour les meurtres de citoyens français, dans le cadre de la remise en liberté de 400 individus censée permettre d'amorcer des négociations de paix avec les talibans.

Les autorités afghanes ont annoncé qu'elles avaient commencé à libérer ces 400 prisonniers talibans, dont certains ont été impliqués dans des attaques meurtrières ayant tué Afghans et étrangers. Leur sort a été un des principaux freins au démarrage des négociations entre les insurgés et le gouvernement afghan, maintes fois repoussées, que prévoient un accord signé fin février par les États-Unis et les insurgés.

Ce groupe de prisonniers inclut les deux assassins de Bettina Goislard, employée française du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, tuée le 16 novembre 2003 à Ghazni (Est), ainsi qu'un ancien soldat afghan qui, en 2012 dans la province de Kapisa, avait tué cinq soldats français et en avait blessé 13 autres.

Crimes contre des soldats et des humanitaires

La France est "fermement opposée à la libération d'individus condamnés pour avoir commis des crimes contre des ressortissants français, en particulier des soldats et des travailleurs humanitaires qui ont œuvré avec dévouement, aux côtés de nos partenaires afghans, pour la sécurité et l'assistance des populations dans le besoin", a martelé le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

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"Nous avons en conséquence demandé instamment aux autorités afghanes de ne pas procéder à la libération de ces terroristes", poursuit le ministère, en estimant "essentiel que le processus de sortie de crise réponde aux besoins des victimes du conflit et que les auteurs d'actes criminels rendent pleinement compte de ces actes".

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