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"Nous sommes faits pour être ensemble" : un an après le discours incendiaire de JD Vance, Marco Rubio tend la main à l'Europe et appelle à "revitaliser une vieille amitié"

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a plaidé, ce samedi 14 janvier, devant la Conférence de Munich sur la sécurité pour la construction d'une Europe "forte", tout en écartant toute idée de fracture entre alliés.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio prononce un discours lors de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC 2026), à Munich, en Allemagne, le 14 février 2026.

Crédit : HALIL SAGIRKAYA / ANADOLU / Anadolu via AFP

Jérémy Descours & AFP

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Le discours du secrétaire d'État américain, Marco Rubio était particulièrement attendu, ce samedi 14 février, à la Munich Security Conference 2026, un an après les propos de JD Vance. Ces derniers avaient en effet provoqué une vive polémique et mis le feu aux relations transatlantiques, notamment lorsque le vice-président des États-Unis avait critiqué frontalement l'Europe et dressé Washington contre ses partenaires. 

Ce samedi, Marco Rubio a commencé son intervention en soulignant que les États-Unis et l'Europe sont "faits pour être ensemble", rappelant les liens historiques qui unissent les deux rives de l'Atlantique. Il a insisté sur le fait que "le destin de l'Europe ne sera jamais sans rapport avec" celui des États-Unis. Et d'ajouter : "Nous voulons que l'Europe soit forte, nous croyons que l'Europe peut survivre".


Au deuxième jour de cette conférence, où les Européens ont appelé les États-Unis à la raison et à réparer la relation transatlantique qui bat de l'aile, Marco Rubio a assuré que les États-Unis souhaitent "des alliés fiers de leur culture et de leur héritage, qui comprennent que nous sommes les héritiers d'une même grande et noble civilisation et qui, avec nous, sont prêts et capables de la défendre". 

"Nous ne cherchons pas à diviser, mais à revitaliser une vieille amitié", a-t-il dit, ajoutant souhaiter "une alliance revigorée" alors que les relations transatlantiques traversent une grave crise, comme l'a montré récemment l'épisode autour du Groenland.

"Nos amis ici en Europe

Lors de son intervention, Macro Rubio a assuré que les États-Unis sous Donald Trump sont prêts à mener la "restauration" de l'ordre mondial. 

Les États-Unis seront "guidés par la vision d'un avenir aussi fier, souverain et vital que le passé de notre civilisation", a affirmé le chef de la diplomatie américaine dans un discours applaudi à plusieurs reprises par le gotha de la sécurité et de la défense réuni dans un grand hôtel munichois.


"Et même si nous sommes prêts, si nécessaire, à agir seuls, nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe, a-t-il ajouté. Nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu'aucun adversaire ne soit jamais tenté de tester notre force collective"

"Les Nations unies ont encore un énorme potentiel"

Rubio a ensuite abordé le rôle des institutions internationales. S'il a reconnu que l'ONU "a un potentiel énorme pour faire le bien dans le monde", il a également estimé qu'elle ne répondait pas correctement aux crises majeures actuelles. Selon lui, l'organisation n'a pas résolu des conflits majeurs comme celui en Ukraine ou à Gaza, et n'a pas apporté de solutions concrètes face à ces situations. 

"Mais nous ne pouvons pas ignorer qu'aujourd'hui, sur les questions les plus urgentes qui se posent à nous, elles n'ont pas de réponses et n'ont pratiquement joué aucun rôle. Elles n'ont pas pu résoudre la guerre à Gaza", a-t-il dit, alors que le président américain Donald Trump a mis en place un "Conseil de paix" censé aider à résoudre les

Marco Rubio dit ne "pas savoir" si la Russie veut vraiment mettre fin à la guerre en Ukraine

Sur le front de la guerre en Ukraine, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré qu'il ne savait pas si la Russie était sérieuse dans sa volonté de mettre fin à la guerre contre l'Ukraine, alors que Washington fait pression pour un accord de paix rapide.

"Nous ne savons pas si les Russes sont sérieux dans leur volonté de mettre fin à la guerre", a-t-il admis alors qu'une prochaine série de pourparlers doivent se tenir la semaine prochaine à Genève.

Marco Rubio s'est préparé à rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky en marge de la conférence pour discuter des perspectives de négociation, réaffirmant l'urgence d’avancer vers un compromis durable. 

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