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Le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 29 janvier 2026 à Washington.
Crédit : Samuel Corum / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Lors d'une brève interaction avec la presse à la Maison Blanche, Donald Trump a surpris en affirmant qu'il envisageait une frappe limitée contre l'Iran. Interrogé par une journaliste sur la possibilité d'une telle action en l'absence d'accord, le président a répondu : "Tout ce que je peux dire ... c'est que je l'envisage".
Cette déclaration intervient alors que les relations entre les États-Unis et l'Iran sont particulièrement tendues. Les négociations sur le programme nucléaire iranien sont au point mort, et les deux pays peinent à trouver un terrain d'entente. Le chef de la diplomatie iranienne a affirmé vendredi, au lendemain d'un ultimatum de Donald Trump, qu'une ébauche d'accord sur le nucléaire serait prête "d'ici deux ou trois jours" et que son pays la présenterait ensuite aux Etats-Unis.
L'Iran, en quête d'un allègement des sanctions asphyxiant son économie, a dit vendredi vouloir un accord "rapide" avec les Etats-Unis, au lendemain de l'ultimatum lancé par Donald Trump, qui laisse planer la menace d'une intervention militaire. Alors que les deux pays ennemis ont tenu des pourparlers en début de semaine, le président américain a dit se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord avec Téhéran était possible, ou s'il allait au contraire recourir à la force.
"Je dois dire tout d'abord qu'il n'y a pas d'ultimatum", avait lui affirmé le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi sur la télévision MS NOW (ex MSNBC). "Nous discutons simplement entre nous de la manière dont nous pouvons conclure rapidement un accord. Et un accord rapide est quelque chose qui intéresse les deux parties".
L'Iran attend en échange une levée des sanctions, qui pénalisent depuis des décennies son économie, entraînant une hyperinflation chronique et une forte dépréciation de la monnaie nationale, le rial. Ce phénomène, qui érode rapidement le pouvoir d'achat des Iraniens, s'est particulièrement accentué ces derniers mois et a été l'élément déclencheur en décembre des vastes manifestations.
Le président américain a souvent exprimé son souhait d'interdire totalement à l'Iran l'enrichissement de l'uranium, une exigence que Téhéran considère comme une ligne rouge, rendant difficile tout accord potentiel. Cependant, selon M. Araghchi, les États-Unis n'ont pas insisté cette fois-ci sur un enrichissement nul.
En 2015, un accord désormais obsolète, conclu avec les grandes puissances, permettait à l'Iran d'enrichir de l'uranium jusqu'à 3,67%. Mais après le retrait unilatéral de cet accord par Donald Trump en 2018 et le rétablissement des sanctions, Téhéran s'est progressivement affranchi de ses engagements, atteignant un enrichissement de 60%, d'après l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
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