1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Mali : le colonel Goïta déclaré président après deux coups d'État en neuf mois
2 min de lecture

Mali : le colonel Goïta déclaré président après deux coups d'État en neuf mois

Le colonel Assimi Goïta a été déclaré président de transition du Mali par la Cour constitutionnelle, vendredi 28 mai. C'est le deuxième coup d'État mené par l'officier et les militaires en neuf mois.

Photo du colonel Assimi Goïta, prise à Bamako le 18 septembre 2020. (Illustration)
Photo du colonel Assimi Goïta, prise à Bamako le 18 septembre 2020. (Illustration)
Crédit : MICHELE CATTANI / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon
Journaliste

La Cour constitutionnelle du Mali a déclaré vendredi 28 mai, le colonel Assimi Goïta chef de l'État et président de transition du pays. C'est le deuxième coup d'État mené par l'officier et les militaires en neuf mois. Comme pressenti depuis quelques jours, le colonel Assimi Goïta prend la tête du Mali, neuf mois seulement après avoir renversé avec d'autres colonels le président élu Ibrahim Boubacar Keita en août 2020.

Le colonel Assimi Goïta avait fait arrêter le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, le lundi 24 mai. Il avait annoncé mardi 25 mai, les avoir démis de leurs charges en les accusant d'avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter, alors qu'il était vice-président en charge des questions de défense et de sécurité. La mise à l'écart de Bah Ndaw et de Moctar Ouane a ensuite été présentée comme une démission. Depuis, les deux hommes ont été relâchés mais ne se sont pas exprimés publiquement.

Goïta portera "le titre de président de la transition"

Dans un arrêt diffusé vendredi 28 mai, la Cour constitutionnelle malienne constate "la vacance de la présidence de transition" en raison de la démission du président Bah Ndaw. L'arrêt stipule qu'en conséquence, le vice-président, le colonel Goïta, "exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme", et qu'il portera "le titre de président de la transition, chef de l'État".

Les chefs d'État ouest-africains réunis en sommet extraordinaire, se pencheront sur la situation du Mali dimanche 30 mai, avec l'éventualité de sanctions à la clé. La France et les États-Unis, engagés militairement au Sahel, ont aussi brandi la menace de sanctions.

La rédaction vous recommande
Sur les thématiques :

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/