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"Le premier à aller au combat" : sur RTL, Éric Cantona réclame une "loi internationale" pour contraindre un dirigeant déclarant une guerre à se retrouver au front

L'ex-footballeur, reconverti comme acteur et désormais musicien, s'est exprimé à propos de la situation au Moyen-Orient, alors que sortait son album "Perfect Imperfection" ce vendredi 13 mars.

Éric Cantona dans Variétés.

Crédit : RTL

Se détendre avec Éric Cantona : "Je gagne, je vis, je perds, je meurs"

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Augustin Trapenard & Gabriel Joly

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"Je suis contre la guerre : no war." Invité dans Variétés avec Augustin Trapenard, Éric Cantona a réagi à l'actualité internationale marquée par le conflit entamé par les États-Unis et Israël contre l'Iran et qui a embrasé l'ensemble du Moyen-Orient depuis deux semaines. L'ex-footballeur, reconverti comme acteur et désormais chanteur, puisqu'il a sorti son album Perfect Imperfection vendredi 13 mars, aimerait que soit mise en place "une loi internationale" pacifiste, pour forcer un dirigeant à se rendre au front s'il déclare une guerre.

"J'aurais presque envie d'initier une loi internationale qui fasse qu'un président qui dit qu'il va entrer en guerre soit le premier à aller au combat : qu'il dise 'On va faire la guerre, moi je suis devant'. Je n'aime pas la guerre", explique celui qui s'est insurgé en septembre dernier contre la frilosité du monde du football à refuser d'exclure Israël des compétitions internationales, malgré la situation à Gaza.

L'histoire de sa famille est marquée par la guerre puisque sa branche paternelle est arrivée de Sardaigne au début du XXe siècle et ensuite s'est "battue pour la France" lors de la Seconde Guerre mondiale. Du côté maternel, ses ancêtres ont fui l'Espagne franquiste dans les années 1930 pour s'établir à Marseille.

"Je suis en colère tous les jours", affirme Éric Cantona sur RTL, précisant qu'il "ne regrette pas" d'avoir asséné un violent coup de pied à un supporter de Crystal Palace en 1996, alors qu'il jouait à Manchester United. Un geste qui lui a valu plusieurs mois de suspension à l'époque, mais qui s'était révélé avoir visé un néo-nazi l'ayant insulté de façon xénophobe.  "S'il n'y avait pas cette montée des extrêmes, peut-être qu'on en aurait moins besoin [de ce genre de geste]", juge-t-il, refusant toutefois une portée symbolique à son acte.

"Le plus important, c'est les gens"

Pour autant, l'ancien sportif désormais habitué de la scène estime que "le plus important, c'est les gens, c'est le public", pour sa carrière aux multiples casquettes. "S'il n'y a pas le public, je n'ai pas cette adrénaline, je n'ai pas cette excitation", confie-t-il.

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Preuve de son ancrage dans la réalité de l'instant, ses tenues lorsqu'il jouait au football ont contribué à parfois lui "jouer des tours" de la même manière. "Si je jouais avec un numéro qui ne me plaisait pas, je me sentais mal. Si je jouais avec un short qui me serrait trop ou un maillot, ça avait de l'influence sur mon jeu".

"À une époque, quand je jouais à Leeds, il n'y avait ni les numéros attribués ni les noms dans le dos. Donc je prenais le numéro de celui que j'avais remplacé et selon le système de jeu, je jouais avec le numéro 2, de l'arrière droit Mais non, moi je suis créateur. Tu me donnes le 7, ou le 10, ou le 11, ou un truc comme ça. Mais le 2, ça m'a paralysé. Je me sentais super pas bien. J'ai besoin de me sentir bien", poursuit-il, tout en assurant avoir tout de même marqué ce jour-là.

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