2 min de lecture Santé

Le coronavirus peut-il disparaître avec la "chaleur", comme le dit Trump ?

Le président américain a prédit lundi 10 février que l'épidémie de coronavirus disparaîtrait sans doute en avril grâce à la chaleur.

Donald Trump en meeting dans le New Hampshire, le 10 février 2020
Donald Trump en meeting dans le New Hampshire, le 10 février 2020 Crédit : Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre Journaliste

Donald Trump est confiant : "d'ici avril, ou au cours du mois d'avril, la chaleur en général tue(ra) ce genre de virus". Lundi 10 février, le président américain a assuré que l'épidémie de coronavirus disparaîtrait avec l'arrivée du printemps voire de l'été. Mais sur quoi se base-t-il pour soutenir une telle certitude ? 

Les scientifiques sont toutefois partagés en la matière. La plupart estiment qu'il est encore trop tôt pour se prononcer, le "pic" de l'épidémie n'étant pas encore en vue. "Il serait imprudent de supposer que les choses se calmeront au printemps et en été", affirme ainsi auprès de CNN Peter Hotez, médecin spécialisé en maladie tropicale. 

"Nous ne comprenons pas vraiment la base de la saisonnalité, et (...) nous ne savons absolument rien de ce virus particulier", insiste-t-il. "Tout type de prédiction serait malvenu car il reste énormément d'inconnues", reconnaît également le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci. 

Un virus respiratoire très saisonnier ?

Néanmoins, selon ce membre du groupe de travail présidentiel sur le virus, il existe bien une "certitude" comparable à celle de la "grippe saisonnière". "À l'approche des mois de mars et avril, les cas de grippe vont baisser", disent-ils. Certains virus peuvent en effet avoir des flux et reflux saisonniers, mais le coronavirus fait-il partie de cette catégorie ?

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"C'est un virus respiratoire, et nous savons que les virus respiratoires sont très saisonniers, mais pas exclusivement", nuance dès lors William Schaffner, un expert américain en maladie virale. "On pourrait espérer que l'entrée dans le printemps aidera ce virus à reculer. Nous ne pouvons pas en être sûrs." 

Un endiguement du virus déterminant

Le président n'est cependant pas le seul à soutenir un tel scénario. En computant des données d'experts, la société de services financiers S&P Global a en effet prédit que le virus "se stabiliserait probablement en avril 2020, avec pratiquement aucune nouvelle transmission en mai", rapporte le site Axios. "Notre pire projection indique que le virus cessera de se propager à la fin mai, et de façon plus optimiste en mars", ajoute-t-elle. 

Certes, la trajectoire de l'épidémie de 2019-nCoV pourrait être infléchie par la hausse des températures, mais les mesures d'endiguement du virus restent déterminantes à ce stade. Donald Trump a d'ailleurs salué la réaction des dirigeants chinois dans leur gestion de cette crise sanitaire, qui a déjà fait plus de 1.000 morts dans le pays

En attendant, plusieurs centaines de scientifiques du monde entier ont entamé mardi 11 février à Genève une rencontre destinée à intensifier les efforts pour combattre le nouveau coronavirus, qualifié de "très grave menace" pour le monde par l'OMS.

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