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"La France laisse filer son agriculture", déplore Christiane Lambert, présidente de la FNSEA

INVITÉE RTL - La présidente de la FNSEA tire la sonnette d'alarme et appelle à un rebond de la filière agricole française dont les performances ne cessent de se dégrader.

Christiane Lambert est l'invitée d'Alba Ventura
Christiane Lambert est l'invitée d'Alba Ventura
Crédit : RTL
Christiane Lambert était l'invitée de RTL du 18 mai 2021
11:47
Christiane Lambert est l'invitée d'Alba Ventura
11:47
Alba Ventura - édité par Benjamin Hue

La compétitivité de l'agriculture française est en danger. Les professionnels du secteur organisent ce mardi 18 mai un sommet sur le thème de la souveraineté alimentaire, ponctué par un dialogue d'une heure avec le président de la République Emmanuel Macron. Invitée de l'antenne de RTL ce matin, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a appelé de ses voeux à une reprise en main de la filière et rappelé les défis qui se posent au monde agricole de l'Hexagone.

"Depuis plusieurs années la France laisse filer son agriculture, a-t-elle rappelé, dressant un tableau inquiétant de l'évolution de la filière. En l'espace de vingt ans, nous avons perdu 40% du verger français. On produit deux fois moins de pèches, 30% de moins de prunes. En quinze ans, 14% de surface de légumes en moins. Dans le même temps, l'Allemagne a augmenté la sienne de 40%, les Pays-Bas de 25%. Ces chiffres sont terribles".

Citant un rapport sénatorial, Christiane Lambert souligne que la France risque de devenir importatrice nette d'alimentation d'ici à 2023 alors qu'elle est aujourd'hui le premiers pays producteur agricole d'Europe. La faute, selon elle, au cumul d'un "certain nombre de handicaps de compétitivité" : "des coûts sociaux importants, des normes sanitaires que les autres pays ne s'imposent pas, des délais administratifs affreusement longs".

Des faiblesses révélées par le confinement

La profession souhaite désormais amorcer "un rebond" afin de "repartir vers le maintien de la production alimentaire". "Pendant le confinement, les gens ont eu peur de manquer. Ils ont fait des stocks de pâtes, de sucre, de riz, de toutes sortes de choses. La chaîne alimentaire a tenu mais a révélé un certain nombre de faiblesses. Le président de la République, qui avait dit que confier son alimentation à autrui serait une folie, a appelé ce rebond.Nous y sommes", résume-t-elle.

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Cette évolution doit passer, selon elle, par une meilleur correspondance entre l'offre et la demande. "On ne vit pas dans une île. Nous exportons des produits premium et la France importe des produits d'entrée de gamme. Il faut produire toutes les gammes pour tous les budgets". La France doit miser pour cela sur "l'innovation et la recherche", "former des gens pour améliorer les gains de compétitivité" car "on ne peut pas rivaliser avec des pays comme la Pologne" où le salaire moyen est beaucoup plus bas. Enfin, Christiane Lambert souligne aussi la responsabilité de la grande distribution qui a trop tendance à faire pression sur les prix bas pour gagner des parts de marché.

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