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"10 fois moins d'accidents que la conduite humaine" : François Lenglet salue l'arrivée prochaine des robots-taxis en Europe

Les robots-taxis, développés par des sociétés majeures comme Google ou Amazon, se popularisent aux États-Unis et en Chine. Ces véhicules sans chauffeur pourraient faire leur apparition sur le continent européen sous certaines conditions suggérées par une étude du Haut-commissariat au plan.

Un robot-taxi développé par Waymo dans les rues de New York, le 9 avril 2026.

Crédit : Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Après les USA et la Chine, la voiture autonome débarque et Europe

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Après les USA et la Chine, la voiture autonome débarque et Europe

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François Lenglet - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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En 2026, Simone va potentiellement pouvoir terminer sa série ou tricoter pendant son trajet. La société Waymo, qui appartient au groupe Google, effectue déjà un demi-million de trajets payants par semaine avec ses robots-taxis dans une dizaine de villes américaines, et devrait débarquer à Londres en 2026. Zoox, filiale d’Amazon, fait circuler à la demande de petites navettes autonomes dans plusieurs villes des États-Unis, tout comme Tesla.
Le développement est tel qu’Uber - société de VTC dont le modèle avec chauffeur est menacé par cette innovation - a annoncé commander des voitures sans pilotes pour plusieurs milliards de dollars.

Même son de cloche en Chine, où des milliers de taxis sans chauffeurs sillonnent déjà les métropoles, le tout avec un nombre d’accident dix fois inférieur à la conduite humaine.

Pas encore popularisé en Europe

Si Chinois et Américains valident cette transition sans chauffeur, les Européens n'ont pas encore mis le bleu de chauffe. C’est justement l’objet d’une étude passionnante du Haut-commissariat au plan qui sera publiée ce lundi 11 mai. 

Pour nos constructeurs auto traditionnels, le risque est qu’ils se fassent "kodakiser", c’est-à-dire se faire déborder par les nouveaux acteurs comme Kodak s’était fait prendre de vitesse par l’extraordinaire essor des smartphones, rendant inutiles les appareils photos. 

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L'étude appelle notamment à désigner deux ou trois champions européens et à ce qu'ils soient en partie soutenus par la commande publique. Faute d’avoir pris l’ascendant sur le matériel, nous pourrions le prendre sur la gestion de ce nouveau système de transport.

Une solution astucieuse en vue pour limiter les sièges vides dans les voitures

Il y a des avantages à voyager sans chauffeur. Aujourd’hui, vous utilisez votre voiture 5% du temps, et le nombre de passagers par véhicule est de seulement 1,6. Celui-ci descend même à 1,07 pour les trajets domicile-travail, expliquant la congestion des villes et la pollution. Le rapport du Plan estime que deux barils de pétrole sur trois sont brûlés pour transporter des sièges vides. 

Paradoxalement, ces robots-taxis risquent d'empirer la situation. Leur taux d’occupation ne serait que de 0.7, en raison des nombreux trajets à vide. La solution pourrait être d’intégrer ces voitures autonomes dans des systèmes de transports en commun. 

Durant votre journée de travail, votre véhicule pourra être loué à un gestionnaire de transports, qui l’affectera à remonter la rue de Vaugirard, par exemple - où elle captera la demande de mobilité des passants - ou bien à relier Orly aux gares parisiennes. La voiture rentrera ensuite au bureau à 18 h pour vous récupérer. Un vrai changement en coût du transport, en facilité pour l’usager, en pollution et en congestion.

L’Europe est la mieux armée pour concevoir ces systèmes de demain parce que ses villes, conçues avant la voiture, sont souvent exiguës, et parce que le continent a la culture du transport en commun. 

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