1 min de lecture

L’Iran peut-elle frapper New York ou Los Angeles ? Washington prend la menace au sérieux

Depuis le début du conflit le 28 février entre l’Iran, les États-Unis et Israël, Téhéran concentre ses attaques sur les bases américaines et les intérêts occidentaux dans les pays du Golfe. Mais à Washington, un autre scénario inquiète : celui d’une attaque directe sur le territoire américain, notamment par drones.

Donald Trump, lors d'une conférence de presse en Floride, aux États-Unis, le 9 mars 2026

Crédit : ROBERTO SCHMIDT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Arnaud Tousch & Aurélia Valarié

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’Iran a surtout ciblé les intérêts américains dans la région du Golfe, en visant notamment les bases militaires.

Si aucune attaque n’a été menée jusqu’ici sur le territoire américain, les autorités américaines prennent en compte cette possibilité. La sécurité a été renforcée dans plusieurs grandes villes, notamment à New York et Los Angeles.

Selon des informations révélées par la chaîne américaine ABC News, citant le FBI, l’Iran aurait envisagé début février, avant même l’entrée en guerre des États-Unis, une attaque surprise à l’aide de drones lancés depuis un navire non identifié.

Ces appareils sans pilote auraient pu être dirigés vers la Californie, sur la côte ouest du pays. Les autorités fédérales ont averti les responsables locaux.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a confirmé avoir été informé de ces renseignements. Il assure que l’État travaille avec un centre d’opérations mis en place dès le début de la guerre et que les informations sont transmises en temps réel aux autorités locales.

Un scénario jugé possible par certains experts

À Los Angeles, le shérif du comté a annoncé mercredi 11 mars au soir un renforcement des patrouilles autour des lieux de culte et des sites sensibles. Même vigilance à New York, où les menaces sont prises très au sérieux. Les services de renseignement surveillent également d’éventuelles cellules dormantes liées à l’Iran susceptibles d’être activées pour mener une attaque.

Interrogé sur RTL ce jeudi 12 mars, le général Dominique Trinquand estime qu'"utiliser des drones à partir de bateaux [naviguant vers les côtes californiennes dans l’océan Pacifique] est envisageable", explique-t-il, rappelant que les drones peuvent aujourd’hui parcourir jusqu’à une cinquantaine de kilomètres.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info