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“Je vais regarder un mur” : la réponse sarcastique d’une collégienne à l’interdiction des réseaux sociaux au Royaume-Uni devient virale

Interrogée par la BBC après l’annonce de l’interdiction prochaine des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans au Royaume-Uni, une adolescente a répondu avec un sarcasme qui a fait le tour d’internet. Sa réplique, devenue virale, illustre les réactions mitigées suscitées par la mesure voulue par le Premier ministre Keir Starmer.

Une adolescente interviewée par la BBC sur l'interdiction des réseaux sociaux

Crédit : Capture BBC

La rédaction de RTL

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La journaliste ne s’attendait sûrement pas à une telle réaction. Interrogée par la BBC après l’annonce de Keir Starmer d'une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une jeune collégienne britannique a confié qu'elle pense que le Premier ministre "se dégonflerait" et ne mettrait jamais en œuvre le projet.


Dans le même échange publié lundi 15 juin, la journaliste lui fait remarquer qu’elle aura désormais "beaucoup de temps à occuper". Et lorsque celle-ci lui demande ce qu’elle fera de ce temps libre, l’adolescente répond, blasée : "Je vais regarder le mur". Une réplique aussi brève qu'hilarante qui a rapidement accumulé des millions de vues sur les réseaux sociaux.

L’extrait a été largement partagé et commenté. De nombreux internautes ont salué le sens de la répartie de la jeune fille, qualifiant sa réponse d'"iconique".

Le Royaume-Uni veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Londres a annoncé ce lundi 15 juin son intention d’interdire l’accès aux principaux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. SnapchatTikTokInstagram, Facebook, X ou encore YouTube sont concernés, contrairement aux applications de messagerie comme WhatsApp ou Signal.

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Pour Keir Starmer, cette mesure constitue une étape nécessaire pour "protéger les enfants" face au harcèlement, aux abus et aux effets néfastes des réseaux sociaux. Le Royaume-Uni s’inscrit ainsi dans la lignée de l’Australie et de l’Indonésie, qui ont déjà adopté des restrictions similaires. Le Canada envisage également de suivre cette voie, tandis qu’un projet de loi est actuellement étudié en France pour les moins de 15 ans.

Une mesure soutenue par les parents mais qui fait débat

Selon Downing Street, 91% des parents ayant participé à une vaste consultation nationale se sont prononcés en faveur de l’interdiction. Mais le projet continue de diviser.

Certaines associations et représentants du secteur technologique alertent sur le risque de contournement de la réglementation et sur les difficultés liées à la vérification de l’âge des utilisateurs. D’autres estiment qu’une interdiction pourrait créer un "faux sentiment de sécurité" sans s’attaquer directement aux contenus problématiques.

Le gouvernement britannique prévoit néanmoins d’aller plus loin. Londres envisage des "couvre-feux nocturnes et des pauses dans (les fonctions de) défilement automatique (de contenus) pour les moins de 18 ans". Mais aussi, le renforcement des protections sur les plateformes de jeux vidéo et de streaming, avec notamment des restrictions automatiques pour les mineurs comme la possibilité de communiquer pour un inconnu de communiquer avec un mineur de moins de 16 ans. Enfin, on retrouve aussi l’interdiction de certains chatbots d’intelligence artificielle simulant des relations sexuelles ou des jeux de rôle.

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