4 min de lecture Économie

Japon : au pied du Mont Fuji, Toyota construit "Woven City", la ville de demain

Toyota a donné mardi 23 février le coup d'envoi de son programme pour développer une ville entièrement connectée au Japon, un grand laboratoire pour toutes les technologies du futur, comme la conduite automatisée, la robotique, l'intelligence artificielle.

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Toyota se lance dans le projet des villes connectées Crédit Image : CHARLY TRIBALLEAU / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Thomas Pierre

Toyota est en train de construire au Japon une ville nouvelle : "Woven City". Le premier coup de pioche a été donné mardi. Imaginez : nous sommes au pied du Mont Fuji qu'on devine au loin avec ses sommets enneigés. À cet endroit, l'an dernier, il y avait encore une usine Toyota qui a fermé.

"Woven City", cela signifie la "ville tissée", c'est une cité entièrement nouvelle construite sur 175 hectares (autrement dit un tout petit peu plus petite que Monaco) et qui va accueillir dans quelques mois 2.000 habitants : des salariés de Toyota avec leurs familles, des scientifiques, des retraités.

"Ville tissée" car tout sera connecté : les maisons, les voitures, les administrations, les bâtiments publics, les hôpitaux... Connecté et autonome au niveau énergétique pour éviter d'avoir des villes qui émettent trop de carbone. 

À quoi va ressembler la vie à "Woven City" ?

Vous vous baladerez sur des axes routiers principalement réservés aux piétons et aux mobilités douces comme le vélo ou la trottinette. 

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À "Woven City", il y aura très peu de voitures et uniquement des véhicules autonomes électriques, des drones pour assurer la livraison des courses, des fourgonnettes qui font office de magasins ambulants pour l'épicerie ou la restauration, des parcs, des jardins, des bâtiments avec des toits recouverts de panneaux photovoltaïques et des capteurs sur les immeubles, dans les lampadaires, dans les trottoirs pour assurer la surveillance, la sécurité, la fluidité du trafic ou l'éclairage public en fonction des endroits où il y a des gens qui marchent.

La ville de demain ?

Cette ville sortie tout droit d'un film de science-fiction prouve que les constructeurs automobiles ne seront bientôt plus des fabricants de voitures. C'est plus simple à dire pour Toyota, car vous avez une culture des conglomérats en Asie où un groupe peut faire des voitures, des ordinateurs, de la logistique avec des porte-conteneurs et des congélateurs.

Mais c'est vrai aussi en Europe où les constructeurs automobiles vendent de plus en plus (et de plus en plus cher) des "services de mobilité". L'avenir de l'automobile, ce n'est pas forcément d'avoir une voiture dans son garage mais d'avoir un moyen facile de se rendre d'un point A à un point B en utilisant des voitures, des bus ou des métros. 

C'est aussi pour ça que vous voyez arriver sur le marché de la voiture les géants de l'informatique. Le concurrent de Renault à terme, c'est Google ou Amazon.

Les villes connectées, c'est pour quand ?

Il y a de nombreux projets à l'horizon 2050. De nombreux groupes et de nombreuses villes connectées, des "smart cities" comme on dit, sont en train de voir le jour. Elles sont souvent portées par les géants des nouvelles technologies. En Amérique du Nord ou en Chine, on voit des villes connectées par Google, Facebook, Amazon, Apple ou encore Tencent, Huaweï ou Alibaba.

Pourquoi ? Parce que le système nerveux qui va permettre de mieux gérer la production d'énergie de ces villes, de faire circuler les voitures autonomes ou de gérer la consommation des habitations, c'est la 5G. Encore une fois, la 5G ne va pas permettre de surfer plus vite avec son portable, elle va permettre de connecter les univers afin d'avoir une industrie et des villes qui communiquent ensemble pour être plus frugales au niveau consommation et plus fluide au niveau de la circulation.

Tout ça dans un seul but : avoir des villes qui soient neutres en Carbone. C'est pour ça qu'il ne faut pas se laisser décrocher avec des moratoires sur cette technologie qui sera le pétrole ou l'électricité de l'économie du XXIème siècle.

De plus en plus de citadins

Parce qu'on va vivre de plus en plus en ville dans les années qui viennent. Mais ce type de projet est assez rassurant dans la mesure où on voit que l'enjeu environnemental et démographique est totalement pris en compte dans la construction des villes nouvelles.Nous serons près de 10 milliards d'habitants en 2050 sur terre, 70 à 75 millions d'habitants en France dont plus de 80% seront des urbains. Cela pose évidemment beaucoup de questions et il vaut mieux s'entrainer en conditions réelles comme à "Woven City".

Des villes beaucoup plus végétales vont être créées avec des fermes verticales pour refroidir les villes, les oxygéner et nourrir les populations locales. Cela veut dire moins d'étalement urbain. L'urbanisation va surtout concerner des villes en Chine, en Inde et au Nigéria. Donc il faudra pouvoir bâtir des villes économes. Mais attention, pour l'instant ces villes intelligentes sont construites à partir de rien, quid pour une ville comme Paris, et que ce sont des villes réservées aujourd'hui aux plus riches. Il va falloir les démocratiser. 

En bref : l'enquête se poursuit autour des Boeing 777

Le gendarme américain de l'aviation (FAA) demande à toutes les compagnies qui utilisent des "triple 7" volant avec le même moteur Pratt & Whitney que celui qui a perdu des morceaux de moteurs au-dessus du Colorado de faire un examen approfondi des pâles en titane pour détecter d'éventuelles fissures. En attendant, les avions de ce type sont au sol et c'est un nouveau coup dur pour Boeing.

La note : 0/20 au coronavirus pour sexisme

Une étude du BCG montre que les femmes souffrent beaucoup plus du confinement que les hommes. On s'en doutait, voici les chiffres : elles sont 1,3 fois moins nombreuses à disposer d'un espace de télétravail isolé, et 1,5 fois plus fréquemment interrompues en travaillant depuis chez elles. 34% des femmes interrogées indiquent être sur le point de craquer alors qu'il n'y a que 28% des hommes. Une nouvelle démonstration de la charge mentale.

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