2 min de lecture Justice

Israël : ouverture du procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu

Ce dimanche 24 mai s'ouvre le procès du Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu, qui fait face à des accusations criminelles, de corruption, au cours de son mandat.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu Crédit : Oded Balilty / POOL / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Une nouvelle page s'ouvre dimanche en Israël avec le début du procès de Benjamin Netanyahu qui devient ainsi le premier chef de gouvernement de l'histoire du pays à faire face à des accusations criminelles, de corruption, au cours de son mandat. Netanyahu est attendu au tribunal du district de Jérusalem pour une bataille judiciaire afin d'éviter la prison et de blanchir sa réputation.

Le Premier ministre israélien, 70 ans est accusé d'avoir reçu pour 700.000 shekels (180.000 euros) de cigares, champagne et bijoux de la part de personnalités richissimes en échange de faveurs financières ou personnelles. Selon les enquêteurs, il aurait aussi tenté de s'assurer une couverture favorable par le plus grand quotidien payant d'Israël, le Yediot Aharonot.

Et surtout, la justice le soupçonne d'avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société israélienne de télécommunications Bezeq en échange d'une couverture médiatique favorable d'un des médias du groupe, l'influent site Walla.

Un procès qui pourrait durer plusieurs mois

Après des mois de suspense, le procureur général Avichaï Mandelblit a inculpé Benjamin Netanyahu en novembre 2019, ce qui avait été considéré alors comme un "arrêt de mort politique" par ses détracteurs. Mais "Bibi", comme le surnomment les Israéliens, a réussi à se maintenir à la tête de son parti, à terminer en première place aux dernières législatives, à négocier un accord de partage de pouvoir avec son rival Benny Gantz et, ainsi, à rester Premier ministre.
Son procès devait s'ouvrir mi-mars mais la pandémie de Covid-19 a repoussé l'échéance au 24 mai. Les avocats de Benjamin Netanyahu avaient demandé à ce qu'il n'ait pas à se présenter à l'ouverture dimanche après-midi (12H00 GMT) d'un procès qui pourrait s'étirer sur plusieurs mois, voire des années en incluant de possibles appels.

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Mais le tribunal a confirmé ces derniers jours que le Premier ministre devait être présent à l'audience, même si celle-ci reste technique, avec au programme la lecture des actes d'accusation. "Une personne ne peut être jugée pour des allégations criminelles qu'en sa présence", ont insisté les magistrats.

Pas de démission

En Israël, le Premier ministre ne dispose d'aucune immunité judiciaire mais, à la différence des autres élus et des fonctionnaires, il n'a pas à démissionner ou à se retirer le temps de son procès. Après le premier jour de son procès, les trois juges du tribunal de Jérusalem choisis par la Cour suprême pour cette affaire inédite pourront demander au Premier ministre d'assister à différentes audiences.

Le principal intéressé plaide son innocence, dénonce un complot ourdi par la justice contre lui mais pourrait aussi, à tout moment d'ici le verdict, "négocier une peine" avec le procureur comme l'y autorise le droit israélien.

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