1 min de lecture Justice

Irak : deux autres Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Après la condamnation de sept jihadistes français en une semaine, la cour de Bagdad vient de condamner à la peine capitale deux autres ressortissants français.

La cour criminelle de Bagdad juge les Français accusés d'appartenir à Daesh.
La cour criminelle de Bagdad juge les Français accusés d'appartenir à Daesh. Crédit : Cindy Hubert
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

Ils sont dorénavant neuf Français condamnés à la peine capitale. Après avoir condamné à mort sept jihadistes français pour appartenance à Daesh, le tribunal antiterroriste de Bagdad a prononcé la peine maximale contre deux autres ressortissants français.

Fodil Tahar Aouidate, 32 ans, est le 8e Français à écoper de cette peine pour appartenance à Daesh en Irak. Le procès de cet homme, décrit comme autoritaire, violent et prêt à mourir pour l'idéologie radicale de l'EI s'était ouvert le 27 mai.

Comme dix autres Français et un Tunisien, il a été transféré début janvier de Syrie, où il était détenu par une force kurde, vers l'Irak. Il a ensuite été interrogé pendant quatre mois, d'abord par le renseignement puis par un juge d'instruction.

Le tribunal a rejeté ses allégations selon lesquelles ses aveux auraient été obtenus sous la torture. Toujours selon les "aveux", rendus publics par la justice irakienne, il a suivi "des formations religieuses et militaires", puis fait allégeance à Daesh à Mossoul en 2014

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Le second Français condamnés ce dimanche 2 juin est Vianney Ouraghi, 28 ans. Ce Français d'origine algérienne dont l'audience, initialement prévue lundi, a été avancée à dimanche, a reconnu devant le juge avoir "travaillé avec Daesh". "Mais je n'ai pas participé aux combats ni en Syrie ni en Irak", a-t-il ajouté.  

Dès lundi 27 mai, au lendemain de la première condamnation, Paris a rappelé son opposition à la peine capitale. La France et son ambassade en Irak tentent de s'élever contre cette peine, le pays ayant aboli la peine de mort en 1981.

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