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Guerre en Iran : c’est quoi les PrSM utilisés pour la première fois par les États-Unis ?

Le Commandement central américain a confirmé le premier usage au combat du missile de frappe de précision (PrSM), construit par Lockheed Martin, dans le cadre des frappes militaires contre l'Iran.

Capture d'écran d'une vidéo publiée par le CENTCOM sur X, le 4 mars 2026, ce qu'il identifie comme des missiles PrSM utilisés en Iran

Crédit : Commandement central des États-Unis (CENTCOM) / AFP

Juliette Vignaud

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Une première utilisation en conditions réelles. Les États-Unis ont tiré pour la première fois leurs missiles balistiques PrSM en Iran, deux ans après leur mise en service. Les PrSM (Precision Strike Missile) n'avaient jamais été utilisés au combat par l'armée américaine jusqu'à samedi 28 février, lors de l'opération "Fureur Épique", nom de l'offensive lancée par Washington contre Téhéran.

L'information a été révélée sur les réseaux sociaux par le Commandement central américain (CENTCOM). "Pour la première fois dans l'histoire, des missiles de frappe de précision à longue portée (PrSM) ont été utilisés au combat lors de l'opération Epic Fury, offrant une capacité de frappe en profondeur inégalée", est-il écrit sur X. 

L'information avait auparavant été repérée par le spécialiste Colby Badhwar, qui a analysé un montage vidéo des 24 heures premières heures d'Epic Fury. Selon lui, les clichés montraient un lancement de missile balistique depuis un véhicule d'artillerie lance-roquettes sur roues M142 HIMARS de l'armée américaine, avec une nacelle de lancement pour deux missiles, une configuration propre au PrSM.

Une portée supérieure à celle des ATACMS

Une autre photo du missile affichait un "profil légèrement plus droit" du PrSM qui se distingue des ATACMS, missiles tactiques opérationnels à longue portée. Ces équipements, mis sur le marché en 1991, ont été très utilisés dans le cadre de la guerre du Golfe, puis lors de l'invasion de l'Irak en 2003, et plus récemment, par les forces ukrainiennes en Russie. Aux États-Unis, ils vont être progressivement remplacés par les PrSM.

Les PrSM succèdent ainsi à la famille des ATACMS, les deux étant produits par Lockheed Martin. Selon Forbes, les PrSM sont dotés d'une ogive unitaire plus légère de 90 kg et aussi plus compact (430 mm au lieu de 610 mm). Grâce à ce diamètre, il est possible d'en mettre deux sur un même lanceur et donc de doubler la puissance de feu d'une salve complète.

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D'après The War Zone, leur portée est également supérieure à celle des ATACMS, au moins 500 km dans leur première version contre 300 km pour les ATACMS. L’armée américaine travaille activement à pousser cette limite vers 650 kilomètres, avec l’ambition à long terme d’atteindre ou de dépasser la barre des 1.000 kilomètres. Enfin, son système de guidage GPS lui permet d'atterrir à moins d'un mètre de sa cible, en moyenne. Cette précision peut néanmoins être réduite par les brouilleurs ennemis.

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Le coût élevé du PrSM constitue un frein majeur à son utilisation. Selon Forbes, le contrat actuel signé par Lockheed Martin prévoit un prix de 3,8 millions de dollars par missile. Néanmoins, selon les documents budgétaires de l'armée, les 285 missiles commandés entre 2025 et 2026 sont proposés à 1,6 million de dollars l'unité. 

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