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Une frappe israélo-américaine a touché le centre de Téhéran mardi 3 mars 2026
Crédit : Fatemeh Bahrami / ANADOLU / Anadolu via AFP
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S'opposer au régime pour prendre des nouvelles de leurs proches. En Iran, où internet est coupé alors que s'amorce la deuxième semaine de conflit entre le pays, les États-Unis et Israël, il est très difficile d'entrer en contact avec la population, et pour ces mêmes habitants de joindre leurs proches en dehors du pays.
"Nous sommes très stressés, très inquiets, très perturbés. Depuis six jours, nous n'avons pas du tout de nouvelles d'eux, on n'a pas pu les contacter," déplore Hengameh Yahyazadeh porte-parole de l'association Soulèvement national iranien, au micro de RTL.
Malgré tout, certains habitants parviennent à contourner la censure mise en place, notamment grâce à des récepteurs Starlink, vendus sous le manteau, et qui leur permettent de retrouver du réseau. C'est grâce à l'un de ces récepteurs que RTL a pu contacter Parisa, une Iranienne vivant à Téhéran.
Elle évoque des "bombardements très lourds" dans la capitale iranienne. "Quand ça devient intense, on descend dans le hall de l'immeuble, on évite l'ascenseur pour ne pas rester bloqués. On a des provisions, alors on reste tout le temps à la maison." Mais elle réfute toute idée de quitter Téhéran. "Pour aller où, de toute façon ?"
Parisa décrit une ville paralysée par la guerre. "Les administrations, les banques, tout est à l'arrêt. Personne ne travaille, il y a des points de contrôle partout."
Elle évoque également la censure du régime, tout en restant prudente dans ses propos : "Ils vérifient que les gens ne filment pas. Si quelqu'un filme, iil efface tout de suite la vidéo pour ne pas avoir d'ennui." Dès que la communication est terminée, Parisa coupe immédiatement son antenne. "On ne sait jamais," explique l'une de ses proches. "Le régime pourrait remonter sa trace."
De son côté, l'association Soulèvement national iranien veut rendre publique toute communication établie avec des habitants de Téhéran. "Ce qui est très important pour nous, dès qu'on reçoit des messages de nos proches, c'est de le médiatiser et de leur dire 'expliquez-nous ce qu'il se passe'," déclare Hengameh Yahyazadeh.
Mais réussir à obtenir des nouvelles de proches vivant à Téhéran reste difficile, explique la porte-parole de l'association. "On essaie aussi d'envoyer régulièrement des messages sur Instagram, sur Facebook, d'envoyer des mails, même, parfois, pour leur demander s'ils nous reçoivent, s'ils voient nos messages."
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