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"Ils nous disent de partir pour ne pas avoir de problèmes" : sur RTL, des habitants de Téhéran témoignent après les frappes américaines et israéliennes

Le gouvernement iranien a appelé les habitants de Téhéran à quitter la ville après les frappes israéliennes et américaines menées ce samedi 28 février.

De la fumée dans le ciel de Téhéran après des frappes "préventives" d'Israël et des Etats-Unis, le 28 février 2026

Crédit : Fatemeh Bahrami / ANADOLU / Anadolu via AFP

"Ils nous disent de partir" : les témoignages d'habitants de Téhéran, appelés à quitter la ville après les frappes israéliennes et américaines

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Léna Ménager & Laurène Rocheteau

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Scènes de panique en Iran, où les habitants de Téhéran ont été appelés à quitter la ville après les frappes israéliennes et américaines qui ont touché le pays ce samedi 28 février. Dans la journée, le gouvernement iranien a appelé les habitants à quitter la capitale "tout en gardant leur calme". 
Réfugiée en France, Sarah a eu des nouvelles de sa famille en Iran par bribes au cours de la journée. Son frère habite dans le nord de la capitale, et sa cousine refuse de quitter la ville. "À la radio et à la télévision, ils répètent sans cesse de quitter Téhéran," raconte-t-elle dans un message vocal envoyé à Sarah. "Ils disent que l'essence est disponible, et qu'il faut considérer ça comme des vacances. Ils nous disent de partir pour ne pas avoir de problèmes."

"Le prix à payer" pour la liberté de l'Iran

Les États-Unis et Israël ont mené conjointement ces frappes qu'ils qualifient de "préventives" sur l'Iran ce samedi, afin de "neutraliser les menaces immédiates iraniennes," ont indiqué les autorités américaines, qui cherchent à faire basculer le régime des mollahs au pouvoir en Iran. 

Depuis des semaines, les Iraniens attendaient cette intervention des Etats-Unis. Malgré la peur, certains habitants de la région voient là une opportunité pour le pays d'être libéré du régime au pouvoir. "Même si mes parents vont mourir, si l'Iran sera libre, c'est le prix à payer," déclare Sarah, réfugiée politique, auprès de RTL. "Tout le monde espère et se réjouit" de la fin du régime iranien, déclare quant à lui Ali, un réalisateur iranien installé à Istanbul, auprès de l'AFP. 

C'est désormais pour les populations civiles que les réfugiés iraniens s'inquiètent. "J’ai encore de la famille à Téhéran, je sais que les bombes sont tombées tout près de chez eux. Là, c’est pour les civils qu’on a peur. Que les gens du régime, les alliés soient visés, ça ne me dérange pas, ce qui m’ennuie, c’est les civils," déclare Parisa, une réfugiée, au micro de RTL. 

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Alors que de nouvelles frappes ont touché le centre du pays en fin de journée, les universités iraniennes resteront fermées jusqu'à nouvel ordre et les habitants de la capitale ont été appelés à quitter les lieux. 

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