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Harcèlement sexuel : le gouverneur de New York s'excuse mais refuse de démissionner

Le célèbre gouverneur de New York Andrew Cuomo a été accusé de harcèlement sexuel par trois femmes la semaine dernière, après quoi de nombreux américains ont réclamé sa démission.

Un panneau publicitaire à Albany, New York exhorte le gouverneur de New York Andrew Cuomo à démissionner après des accusations de harcèlement sexuel.
Un panneau publicitaire à Albany, New York exhorte le gouverneur de New York Andrew Cuomo à démissionner après des accusations de harcèlement sexuel.
Crédit : MATTHEW CAVANAUGH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Sarah Belien & AFP

Trois femmes ont accusé le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, pour des actes de harcèlement sexuel la semaine dernière. Des accusations pour lesquelles de nombreux américains réclament sa démission. Mais tant que l'enquête ouverte sur ces allégations ne sera pas terminée, le puissant gouverneur refuse de jeter l'éponge. "Je ne démissionnerai pas", a-t-il déclaré ce mercredi 3 mars.

"Je n'ai pas été élu par des politiques, j'ai été élu par les habitants de l'État de New York, je ne démissionnerai pas", a déclaré Andrew Cuomo lors de sa première conférence de presse depuis que le scandale a éclaté mercredi dernier. Face aux appels à démissionner, y compris dans son camp démocrate, le gouverneur a également estimé "n'avoir jamais rien fait dans (sa) carrière dont (il) ait à avoir honte" et répété "n'avoir jamais touché quiconque de façon inappropriée".

Parmi les plaignantes, Lindsey Boylan, une ex-conseillère économique de 36 ans, qui a affirmé qu'Andrew Cuomo l'avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée et qu'il aurait suggéré qu'elle joue avec lui au "strip poker", quand elle travaillait avec lui entre 2015 et 2018. Samedi, une autre ex-collaboratrice, Charlotte Bennett, 25 ans, a indiqué que le gouverneur lui avait fait des avances qui l'avaient mise "mal à l'aise" au printemps 2020. Et lundi, Anna Ruch, 33 ans, qui n'a jamais travaillé avec lui, a affirmé qu'il l'avait "choquée" en voulant l'embrasser contre son gré lors d'un mariage en 2019.

La voix brièvement étranglée, le démocrate de 63 ans, qui dirige l'État de New York depuis 2011, a dit "s'excuser profondément" d'avoir blessé certaines femmes. "Je ne savais pas du tout à l'époque que je mettais quiconque mal à l'aise. Jamais je n'ai voulu offenser quiconque, blesser quiconque, ou faire souffrir quiconque. Je me sens horriblement mal que ces personnes aient été blessées, aient souffert de ces interactions".

Une réputation mise à mal

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Ce mercredi 3 mars, l'accusé a appelé les New-Yorkais à "attendre pour se forger une opinion" les résultats de l'enquête sur ces allégations qui vient d'être lancée, à l'indépendance incontestée. "J'ai été dans de telles situations trop souvent, où tout le monde a une opinion parce qu'il a lu telle ou telle chose, et soudain, les faits font ressortir une situation différente", a ajouté Andrew Cuomo, lui-même ancien procureur. Aucune date limite n'a été annoncée pour la fin de l'enquête.

Si le gouverneur de New York se maintient au pouvoir, beaucoup d'analystes estiment désormais qu'il aura bien du mal à briguer un quatrième mandat. Preuve que son étoile a pâli, il devrait aussi être prochainement privé des pouvoirs spéciaux que le Parlement de l'État de New York lui avait accordés au début de la pandémie. Les parlementaires des deux chambres ont annoncé un accord en ce sens mardi.

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