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Guerre en Ukraine : les armes chimiques, la ligne rouge face à la Russie ?

ÉCLAIRAGE - Joe Biden a promis jeudi une "réponse" de l'Otan en cas d'utilisation d'armes chimiques par la Russie dans la guerre en Ukraine. Les armes chimiques, une ligne rouge déjà à l'époque de la guerre en Syrie.

Les présidents américain et russe, Joe Biden et Vladimir Poutine
Les présidents américain et russe, Joe Biden et Vladimir Poutine
Crédit : MANDEL NGAN, Mikhail Metzel / AFP / SPUTNIK
ÉCLAIRAGE - Les armes chimiques, la ligne rouge face à la Russie ?
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Bénédicte Tassart & Thomas Pierre & AFP

L'unité affichée, un mois après le début de la guerre en Ukraine. Européens et américain, ensemble face à la Russie. Trois sommets se sont tenus jeudi à Bruxelles : OTAN, G7 et Union Européenne, en présence du président américain. Joe Biden qui a formulé une ligne rouge. "Nous répondrons s'il y a recours. La nature de la réponse dépendra de la nature de cette utilisation", a-t-il déclaré à l'issue d'un sommet de l'Otan et du G7. 


Donc, les Occidentaux bougeront. Mais comment ? Avec l'entrée en guerre des pays de l'OTAN, Joe Biden n'en dit pas plus. Sur le même sujet, Emmanuel Macron refuse, lui, de dévoiler les lignes rouges susceptibles de déclencher une intervention contre Moscou. "Je pense qu'en l'espèce, l'ambiguïté stratégique et la discrétion sont plus efficaces", a nuancé le président français. 

Non conventionnelles, on parle d'armes chimiques lorsqu'un "produit chimique est utilisé pour causer intentionnellement la mort ou des dommages par ses propriétés toxiques" selon une définition donnée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). 

Le précédent syrien

La dernière utilisation d'armes chimiques lors d'un conflit remonte à la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie. Les forces du régime de Bachar al-Assad avaient plusieurs fois été accusées d'en avoir employé en Syrie, Moscou rejetant ces allégations visant son allié militaire. En juillet 2012, le régime syrien reconnaît pour la première fois posséder des armes chimiques. Alors que les Occidentaux craignent une utilisation de ces armes, Moscou dénonce des "rumeurs". 

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En août 2013, les forces syriennes mènent des attaques dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham, des secteurs alors aux mains des rebelles près de Damas. Les Etats-Unis affirmaient alors avoir la "forte certitude" que le régime est responsable de l'attaque chimique qui a fait selon eux au moins 1.429 morts, dont 426 enfants. Le 16 septembre, l'ONU publie un rapport présentant des "preuves flagrantes" de l'utilisation de gaz sari. 

Deux jours auparavant, la Russie avait pourtant signé un accord avec les Etats-Unis sur le démantèlement de l'arsenal chimique de la Syrie, repoussant la perspective de frappes envisagées par Washington et Paris pour "punir" le président Assad. Les armes chimiques, une ligne rouge déjà à l'époque, même si Barack Obama renoncera finalement à intervenir en Syrie. S'agissant de l'Ukraine, Joe Biden a de son côté averti dès la mi-mars "que la Russie payera le prix fort si elle utilise des armes chimiques".

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