- 04m41s
2 min de lecture
Donald Trump, lors d'une conférence de presse en Floride, aux États-Unis, le 9 mars 2026
Crédit : ROBERTO SCHMIDT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Deux semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, le conflit ne montre pas d'accalmie. L'Iran a toujours la mainmise sur le détroit d'Ormuz, où transite 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, ce qui a engendré une flambée des prix du pétrole partout dans le monde. Pour sortir de cette situation, le président américain a lancé samedi 14 mars un appel aux autres pays pour aider les États-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz et relancer le trafic des pétroliers dans la région du Golfe.
Répétant que les États-Unis "ont vaincu et complètement anéanti l'Iran, tant sur le plan militaire qu'économique", Donald Trump a néanmoins appelé sur son réseau Truth Social les pays qui s'approvisionnent en pétrole via le détroit d'Ormuz à "veiller à la sécurité de ce passage" avec l'aide des forces américaines.
La France fait partie des pays appelés par Donald Trump à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit. "Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres (...) enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité", a-t-il déclaré sur Truth Social. La veille, il avait affirmé que la marine américaine commencerait "très bientôt" à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique.
Pourtant déterminé dans cette guerre contre l'Iran, Donald Trump semble s'être laissé surprendre par cette crise du pétrole, alors même que les services américains avaient pourtant anticipé ce scénario, rapportent les médias aux États-Unis.
Le chef d'état-major des armées avait bien prévu Donald Trump que les Iraniens prendraient le contrôle du détroit, et avait même détaillé comment ils procéderaient : avec le déploiement de mines, de drones et de missiles tout au long de cette voie maritime, qui est l'une des routes commerciales les plus vitales au monde.
S'il avait reconnu les risques, le président américain restait persuadé que Téhéran capitulerait rapidement dans cette guerre, avant même de pouvoir fermer le détroit. Ce n'est pas là la seule erreur de calcul de Donald Trump : il avait également surestimé la possibilité d'un renversement du régime des mollahs, appelant plusieurs fois au début de la guerre le peuple iranien à se saisir de l'occasion pour renverser le régime en place.
Pourtant, quelques jours avant la première frappe israélo-américaine, les services de renseignements avaient publié un rapport indiquant qu'un changement drastique du gouvernement théocratique iranien et une dissolution des Gardiens de la révolution étaient peu probables, même en cas de mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei.
Ce qui n'avait pas empêché Donald Trump de donner malgré tout le feu vert de l'opération "Epic Fury", il y a désormais 16 jours. Selon les autorités, la guerre au Moyen-Orient a déjà fait 2.000 morts, essentiellement en Iran et au Liban.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte